SOCIETE

Mise en œuvre des crèches mobiles/haltes garderies : la contribution des maires demandée

Mise en œuvre des crèches mobiles/haltes garderies : la contribution des maires demandée

Le 29 juillet 2021, dans le cadre de la protection des enfants et de l’offre des opportunités de développement harmonieux, d’épanouissement et d’éveil, une initiative a été prise de mettre en place des crèches mobiles/Haltes garderies (CM/HG) et un programme d’éducation parentale au profit des parents des enfants (âgés de 0 à 6 ans) qui travaillent sur les sites des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO).

Attaques terroristes au Burkina : 11 civils, 15 militaires et 4 VDP tués

Attaques terroristes au Burkina : 11 civils, 15 militaires et 4 VDP tués

Le Burkina Faso a enregistré de nouvelles attaques terroristes meurtrières. Selon le ministère de la Défense et des anciens Combattants dans un communiqué, trois villages de la province de l’Oudalan ont été la cible de ces attaques terroristes ayant entrainé la mort de onze civils, quinze militaires et quatre volontaires pour la défense de la patrie.

Prise en charge des victimes de violences basées sur le genre : L’UNFPA met à disposition un pool de 18 formateurs

Prise en charge des victimes de violences basées sur le genre : L’UNFPA met à disposition un pool de 18 formateurs

Du 1er au 9 juillet 2021, le Bureau pays de l’UNFPA a formé une cohorte de 18 formateurs sur la prise en charge des cas de violences basées sur le genre (VBG). Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du sous cluster VBG.

 

Dans sa stratégie de réponse à la crise humanitaire, le Gouvernement du Burkina Faso a mis en place en décembre 2019, le Sous Cluster VBG, avec l’appui du Système des Nations Unies, dont l’UNFPA en assure la coordination, la gestion de l’information en son sein, et l’organisation du plaidoyer et de la mobilisation des ressources. Dans le but d’apporter une réponse améliorée et des services de qualité à travers une bonne maitrise du processus de la gestion et du système de référencement, le bureau pays de l’UNFPA a initié, avec l’appui de l’ONG Norwegian Church Aid (NCA), la formation des formateurs sur la prise en charge des cas de VBG.  

Durant ces neuf jours de formation, les participants ont appris les normes sociales pouvant favoriser les VBG, les concepts clés et les étapes de prise en charge des victimes », explique le formateur, Alex Sitwaminya. Des travaux pratiques, réalisés au cours de la formation, ont également permis aux participants de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises afin d’être en mesure d’apporter une assistance, des soins et un soutien de qualité aux survivantes de VBG, tout en mettant l’accent sur la gestion des cas de manière sûre, éthique et compétente

« En plus de la formation sur la gestion sanitaire, nous avons beaucoup appris sur la gestion holistique des cas de VBG. La prise en charge des cas est multisectorielle. Au-delà de l’assistance sanitaire, les survivantes ont besoin d’une prise en charge psychosociale et d’un plan de sécurité. Nous avons appris comment élaborer un plan de sécurité et comment accompagner celles qui désirent une assistance juridique ou judiciaire », témoigne Yvette Ouédraogo, qui participe à la formation. Comme Yvette, ce sont 17 autres formateurs qui ont vu leurs capacités renforcées

A leur tour, ces formateurs répliqueront les compétences acquises à 150 gestionnaires de cas dans les 05 (cinq) régions humanitaires du Burkina Faso que sont le Sahel, le Nord, le Centre-Nord, l’Est et la Boucle du Mouhoun

En rappel, depuis janvier 2019, le Burkina Faso est confronté à une situation d’urgence humanitaire. En réponse à cette crise humanitaire, l’UNFPA vient en appui aux populations vulnérables à travers la distribution de kits de dignité et contribue au renforcement des capacités des acteurs humanitaires et des prestataires de santé sur la prévention et la prise en charge des survivants (es) de VBG.

Source : UNFPA

Handicap : l'extraordinaire exemple d'Edith Compaoré

Handicap : l'extraordinaire exemple d'Edith Compaoré

La restauratrice burkinabè fait partie des jeunes qui réussissent malgré leur handicap. Elle surmonte les dures réalités de la vie grâce à son restaurant.

Code des investissements : L’Agence burkinabè des investissements outille des chefs d’entreprise à Bobo-Dioulasso

Code des investissements : L’Agence burkinabè des investissements outille des chefs d’entreprise à Bobo-Dioulasso

L’Agence burkinabè des investissements (ABI) a organisé, le vendredi 23 juillet 2021 à Bobo-Dioulasso, un atelier sur les régimes fiscaux applicables aux entreprises agréées au code des investissements. L’objectif était d’outiller les participants sur les procédures de mise en application et les modes de calcul des avantages accordés en matière de fiscalité intérieure et de fiscalité de porte.

 

Burkina Faso : le HCR « appelle à une action concertée pour répondre aux besoins d’un nombre sans précédent de personnes contraintes de fuir à l’intérieur du pays »

Burkina Faso : le HCR « appelle à une action concertée pour répondre aux besoins d’un nombre sans précédent de personnes contraintes de fuir à l’intérieur du pays »

 

Le nombre des personnes forcées de fuir les violences en cours au Burkina Faso atteint un niveau sans précédent

Selon les nouveaux chiffres publiés cette semaine par le gouvernement du Burkina Faso, plus de 1,3 million de Burkinabés sont devenus des déplacés internes en un peu plus de deux ans.

Alors que les attaques contre les civils et les forces de sécurité par des groupes djihadistes au Burkina Faso s’accélèrent et deviennent de plus en plus violentes, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle dans un communiqué, à une action concertée pour répondre aux besoins d’un nombre sans précédent de personnes contraintes de fuir à l’intérieur du pays et au-delà des frontières internationales.

L'UA reconnaît les femmes innovatrices qui utilisent la technologie pour transformer le secteur de l'éducation en Afrique

L'UA reconnaît les femmes innovatrices qui utilisent la technologie pour transformer le secteur de l'éducation en Afrique

La Stratégie de l’éducation continentale de l’Union africaine pour l’Afrique (CESA) reconnaît que l’information, la communication et la technologie (TIC) constituent un outil essentiel pour responsabiliser les diplômés et leur permettre de contribuer au développement social et économique en veillant à ce qu’ils aient non seulement un accès universel, mais également à améliorer la qualité de la fourniture et la livraison de services. Les TIC ouvrent des possibilités d’innovation, d’entrepreneuriat et d’employabilité; de la flexibilité dans les pédagogies; en surpassant la limitation de temps et d'espace pour répondre aux besoins variés des apprenants; et renforcer la confiance et la dignité des diplômés à tous les niveaux.

 

Burkina : Les syndicats reprennent langue avec le gouvernement

Burkina : Les syndicats reprennent langue avec le gouvernement

Après quatre ans de suspension, les concertations entre le gouvernement et ses partenaires sociaux sur les préoccupations majeures du monde du travail ont repris ce lundi 19 juillet 2021, sous la présidence du Premier ministre Christophe Dabiré. Les travaux prennent fin le 23 de ce mois.

Mister université : Un concours pour valoriser l’élégance et l’intellect masculins

Mister université : Un concours pour valoriser l’élégance et l’intellect masculins

« Inclure à un concours d’élégance, des valeurs plus importantes que le physique », tel est l’objectif du concours « Leader of Burkina Student » qui a été lancé officiellement ce jeudi 22 juillet 2021 à l’espace culturel Gambidi de Ouagadougou. C’était lors d’une conférence de presse animée par le promoteur, Somnéré Sawadogo.

 

Burkina Faso : les femmes leaders vent debout contre les clichés

Burkina Faso : les femmes leaders vent debout contre les clichés

Lorsque la presse internationale parle d’elles, c’est presque toujours pour parler excision et mutilations sexuelles, polygamie, analphabétisme, ou encore pour évoquer leur forte propension à la procréation. Si ces préoccupations sont réelles, si la condition féminine au Burkina Faso n’est pas des plus enviables, elles sont nombreuses à dénoncer ces clichés réducteurs qui n’offrent pas beaucoup d’espoir aux jeunes filles.

Le Débat africain est parti à Ouagadougou, à la rencontre de quatre femmes leaders qui parlent de leur vécu, leur parcours, leur réalité, sans condescendance ni complaisance.  

Avec nos invitées :

- Henriette Kaboré, présidente de BTM Bâtiment Travaux Publics Maintenance, ancienne présidente du Conseil d’administration de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF)

- Pr Lucie Nebié, maître de conférences agrégée en Cardiologie, co-fondatrice et médecin associé à la Polyclinique internationale de Ouagadougou, première femme cardiologue du Burkina Faso

- Aminata Sinka, présidente du Club des jeunes femmes leaders

- Patricia Badolo, directrice générale adjointe de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso en charge des services d’appui et supports, ancienne directrice générale de la Chambre des Métiers de l'Artisanat.

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Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : le Club des hommes d’affaires Franco-burkinabè (CHAFB) et le ministre en parle à bâton rompu

Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : le Club des hommes d’affaires Franco-burkinabè (CHAFB) et le ministre en parle à bâton rompu

Les membres du Club des hommes d’affaires Franco burkinabè (CHAFB) se sont donnés rendez-vous, le 06 Juillet 2021, à l’hôtel Sopatel Silmandé à Ouagadougou. C’était à la faveur d’un business meeting placée sous le thème : Politique et entrepreneuriat au Burkina Faso tenu en présence du ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la promotion de l’entrepreneuriat Salifo Tiemtoré.

Les participants ont échangé à propos de  la politique de l’emploi des jeunes du gouvernement Burkinabè

L’hôtel Sopatel  Silmandé à Ouagadougou a servi de cadre,  dans la soirée du 6 juillet dernier,  aux  membres du Club des hommes d’affaires Franco burkinabè  ( CHAFP) d’échanger à bâton rompu avec le ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la promotion de l’entrepreneuriat Salifo Tiemtoré.  Ce fut l’occasion pour ce dernier de décliner la politique de l’emploi des jeunes du gouvernement Burkinabè. A l’en croire, l’Etat met désormais l’accent sur la formation des jeunes et des femmes au cœur de ses actions afin de leur permettre de s’auto-employer. Plusieurs fonds ont également été créés pour octroyer des prêts à ceux (les jeunes) qui veulent se lancer dans l’entreprenariat a-t-il expliqué.

 « La voie la plus opportune aujourd’hui pour trouver une solution au chômage de notre pays, réside dans la création des entreprises. Mais maintenant pour que ces jeunes puissent parvenir à la création de leurs propres entreprises, il faut qu’ils aient une formation de base qui leur permettra de s’en sortir », a-t- il dit avant des saluer le Club des Hommes d’affaires Franco-Burkinabè pour l’initiative.

Le ministre en charge de la Jeunesse Salifo Tiemoré

 

« Le ministère soutient ces acteurs qui constituent de véritables soutiens aux actions entrepreneuriales initiées par le gouvernement », a laissé entendre le ministre Salfo Tiemtoré. 

Le président du CHAFB, Arnaud Bouhier, s’est réjoui de la présence massive des membres du CHAFB. D’ailleurs, la rencontre leur a permis de se retrouver autour d’échanges B to B et de pouvoir échanger avec le ministre sur la question de la politique entrepreneuriale au Burkina Faso.  

« L’entreprenariat constitue un véritable défi au regard de la jeunesse de la population Burkinabè et de la contribution active des femmes dans l’économie. C’est la tout le sens du thème de cette rencontre à laquelle nous avons voulu la présence du ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la promotion de l’entrepreneuriat » a-t- il indiqué.

La rencontre a été mise à profit pour procéder à la cooptation de quatre nouveaux chefs d’entreprise en tant que membres du Club.

 

Moubarak Silga (Collaborateur)

Elites Femmes

 

 

 

 

Recrudescence du phénomène des viols sur mineures dans la ville de Ouagadougou : la Gendarmerie Nationale tire la sonnette d’alarme

Recrudescence du phénomène des viols sur mineures dans la ville de Ouagadougou : la Gendarmerie Nationale tire la sonnette d’alarme

 

Les cas de viol sur mineurs sont un phénomène nouveau dans nos sociétés. De nombreuses plaintes sont enregistrées dans les services de Gendarmerie depuis l’année 2020. Les faits récents se sont passés dans les quartiers Nagrin, Pissy et Saaba.

Ces viols sont commis aussi bien par des mineurs que par des adultes.

 

 

LES FAITS

PREMIÈRE AFFAIRE

 

Un coiffeur d’un des quartiers ci-dessus cités, dont l’identité n’a pas été révélée pour des raisons de procédures judiciaires, en complicité avec un gérant de vidéoclub se sont rendus coupables d’abus sexuels sur des mineurs garçons de 12 ans de la classe de CM1. Ces derniers partaient se coiffer régulièrement chez un homme adulte (le présumé coupable). Pour avoir la confiance de ses victimes, il les coiffait gratuitement. A l’issue, il leur faisait visionner des films pornographiques. Un jour, le coiffeur a conduit un des mineurs dans une maisonnette voisine de son salon où, en compagnie de son voisin, gérant de vidéoclub, le garçonnet a été sodomisé. Pendant plusieurs jours, le coiffeur et son acolyte ont continué d’abuser sexuellement du garçonnet. Par ailleurs, ces deux (02) délinquants abusaient sexuellement d’un autre garçonnet de 12 ans dans le même quartier et élève en classe de CM1. Les faits ont été découverts et rapportés à ses parents par le frère d’une des victimes. Lesdits parents ont porté plainte à la Brigade Ville de Gendarmerie de Boulmiougou. Interpellés et interrogés, les deux (02) présumés auteurs ont reconnu sans ambages les faits à eux reprochés. La nouvelle s’est vite répandue dans le quartier. Toute chose qui a motivé la seconde victime à se dévoiler.

 

DEUXIÈME AFFAIRE

Les faits se sont passés dans le quartier Saonré, de l’arrondissement n°7 de Ouagadougou. Des viols ont été commis sur deux (02) fillettes, dont l’une âgée de dix (10) ans et l’autre de huit (08) ans, élèves respectivement en classe de CM1 et de CE2. Un homme, ayant la trentaine révolue, est impliqué. Ce monsieur dont la femme servirait en province, abusait sexuellement des fillettes de son voisinage, aux périodes d’absence de son épouse. La première victime relate que l’auteur des faits est une personne qu’elle connait bien. Un jour, elle a été interceptée par le présumé coupable qui, par des subterfuges, a réussi à la conduire dans son domicile. Elle y a été sexuellement abusée par celui-ci qui l’a ensuite menacée de représailles si elle le dénonce. Le délinquant a répété son acte plusieurs autres fois. Confondue par ses parents suite au constat d’un changement de son comportement et de sa démarche ainsi que des blessures des parties génitales, la fillette a avoué les faits. L’interpellation de l’auteur a permis de découvrir la deuxième victime mineure. Le diagnostic d’un gynécologue a permis de confirmer qu’il y a eu effectivement viol dans les deux cas. Selon les commandants de brigades, plusieurs cas de viol sont signalés à leur niveau. La plus jeune victime est une fillette de trois (03) ans. Des élèves aussi sont fortement impliqués dans certains cas d’abus sexuels. Ils séquestrent des filles mineures et font venir des adultes pour entretenir des rapports sexuels avec elles et reçoivent en contrepartie de l’argent. Des élèves exclus y sont impliqués.

LES PEINES

Les mineurs impliqués dans ces faits d’actes sexuels n’encourent pas automatiquement de sanction pénale. Ils sont orientés vers l’action sociale qui fait recours à des spécialistes notamment des psychologues pour leur prise en charge tant moral que social. Après des mesures éducatives sont prises par le juge pour enfant pour leur insertion sociale. Par contre, les adultes qui y sont impliqués encourent de graves sanctions car l’acte perpétré constitue un crime. La police judiciaire a traité des cas de viol entre mineurs. La hausse de ce type d’agression est aussi inquiétante dans le milieu de nos jeunes enfants qui n’hésitent pas en groupe à contraindre par la violence ou grâce à des substances stupéfiantes ou soporifiques des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec tout le groupe. Il convient de préciser que les mineurs coupables de ces faits sont traités comme des adultes.

 

CONSEILS AUX PARENTS

Il est conseillé aux parents d’éviter d’envoyer des personnes pour travailler à domicile en leur absence (plombier, électricien, réparateur de réfrigérateur ou de climatiseur, etc.). Ceux qui sont sollicités à longueur de journée dans les services doivent être attentifs et vigilants. Il faut aussi surveiller les fréquentations des enfants, leur comportement et leur programme scolaire afin de savoir où sont vos enfants en permanence. Les parents doivent également prendre le soin de connaître le voisinage. Il faut éviter de donner des téléphones Android aux enfants et surveiller les programmes qu’ils regardent, en respectant la signalétique affichée par les chaînes de télévision notamment. Certains programmes peuvent aussi être des causes des cas d’agressions sexuelles chez les enfants.

NOS UNITÉS SONT DISPONIBLES POUR VOUS ÉCOUTER, VOUS ORIENTER OU RECEVOIR TOUTES PLAINTES LIÉES À CES FAITS. N’HÉSITEZ PAS À VOUS RENDRE DANS LES BRIGADES DE GENDARMERIE OU COMMISSARIATS DE POLICE LES PLUS PROCHES OU APPELER NOS NUMÉROS D’URGENCE GRATUIT 16,17 ET 1010. 

Source : Dossier de presse sur le phénomène des viols sur mineures dans la ville de Ouagadougou

 

Autonomisation économique des femmes: le GRAAD lance officiellement le projet ‘’Bisongo’’

Autonomisation économique des femmes : le GRAAD lance officiellement le projet ‘’Bisongo’’

Le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) a procédé ce 30 juin 2021 au lancement officiel du projet « Bisongo » à Ouagadougou. Le projet vise l’impact des programmes socio-éducatifs communautaires d’encadrement de la petite enfance sur l’autonomisation de la Femme des zones défavorisées du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

Les femmes sont en général les plus défavorisées sur le marché du travail. En Afrique subsaharienne, le taux de participation des femmes à ce marché est estimé à 64,2 % contre 76,2 % pour les hommes, soit un écart de 12 points de pourcentage (BAD, 2018). Au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, le taux de chômage est plus prononcé chez les femmes que chez les hommes et la plupart sont occupées dans le secteur informel (ENESI, INSD ; 2015, 2018).

Avec l’importante jeunesse de membres des ménages, pour assurer les tâches domestiques afférant à la prise en charge de ces enfants, les mères sont bien souvent amenées à renoncer à une occupation rémunérée sur le marché de travail. D’où l’idée du projet « Bisongo ». Le but de l’atelier consiste à partager le contenu du projet et de mobiliser les parties prenantes clés.

Aperçu du présidium

D’un coût global de 200 millions de FCFA, selon le Dr Damien Lankoandé, membre de l’équipe du projet Bisongo, « le projet va d’abord commencer par une enquête qualitative. Nous allons nous adresser aux partenaires pour mieux cerner la problématique et à l’issu de cela l’équipe va se retrouver pour finaliser les outils de collectes de données quantitatifs. Nous allons interroger 3 000 personnes dont 1 500 au Burkina Faso et 1 500 en Côte d’ivoire ». Cette étude va faire ressortir la contribution des services socio-éducatifs au bien être socio-économique de la femme en général.

Des recommandations seront faites à l’endroit des autorités et des décideurs pour une autonomisation financière de la femme. La coalition pour l’éducation pour tous salut l’initiative et marque son accompagnement pour le projet. Monsieur Sylvère Kaboré, membre du conseil d’administration de la coalition a affirmé que c’est un outil fort qui va leur permettre de mener des plaidoyers au plus haut niveau afin de faire bénéficier des retombés aux communautés.

Vu des participants

La suite du projet va consister d’une part à la consultation et la finalisation de la mise en place du comité de revue. La production de l’ébauche de la Desktop review et la finalisation des outils de collecte des données qualitatives. Ensuite la finalisation des outils de collecte des données quantitatives. Et d’autre part, l’organisation d’un atelier de travail de 2 jours avec le Comité de revue et le démarrage du processus de collecte des données quantitatives.

 

Adja Ilboudo (Collaborateur)

Elites Femmes

Violences basées sur le genre : Les résultats de la phase pilote du mécanisme de collecte de données, présentés aux partenaires

Violences basées sur le genre : Les résultats de la phase pilote du mécanisme de collecte de données, présentés aux partenaires

 

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Hélène Ilboudo Marchal, a procédé, le mardi 29 juin 2020, à l’ouverture de l’atelier sur le mécanisme de gestion des informations sur les violences basées sur le genre. Cet atelier avait pour objectif de présenter les résultats de la phase pilote du mécanisme, dans l’optique de l’étendre aux autres régions.

 

Veiller à l’application des textes et lois existants contre toutes les violences liées au genre est l’un des objectifs stratégiques de la Stratégie nationale genre (SNG) 2020-2024. Pour y parvenir, le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH), à travers la Direction de la promotion du genre (DPG), en collaboration avec le SP/CONASUR et avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de développement (Enabel), a mis en place la phase pilote du mécanisme de collecte de données et de gestion des informations sur les Violences basées sur le genre (VBG) dans la région du Centre-Est.

Les partenaires nationaux présents à l’atelier.

Cette phase pilote a enregistré un bilan satisfaisant. D’où l’ambition du ministère d’étendre la collecte de données à toutes les régions. C’est dans cette dynamique que le présent atelier a été initié par le ministère au profit de ses partenaires nationaux. L’objectif étant de leur présenter l’expérience pilote de la mise en place du mécanisme dans la région du Centre-Est.

Selon la ministre de la Femme, Hélène Ilboudo Marchal, c’est pour permettre aux acteurs de disposer de données fiables pour mieux orienter les stratégies d’intervention et de lutte contre les VBG que le gouvernement a entrepris, depuis 2020, un processus de mise en place d’un mécanisme national de gestion de données intégrées et digitalisées. A l’en croire, le Secrétariat permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), en avril 2021, a estimé à 2,5 millions les personnes ayant besoin de protection, dont 646 000 contre les VBG.

La ministre de la Femme, Hélène Ilboudo Marchal.

Ces chiffres, pour elle, montrent la nécessité de fédérer les énergies pour donner des réponses adéquates à la lutte contre les VBG à travers des données et informations pertinentes, fiables et régulières sur le phénomène. Ainsi, en plus de présenter le mécanisme de gestion des informations sur les VBG dans la région du Centre-Est, il s’agira, au cours de cet atelier, d’échanger sur les défis de la pérennisation dudit mécanisme, pour sa mise en place sur toute l’étendue du territoire.

Il ressort des résultats de cette phase pilote qu’en matière de VBG dans la région du Centre-Est, au niveau des violences physiques, les bastonnades et les coups sont utilisés à 80%. Pour les violences morales/psychologiques, les paroles blessantes et les injures sont respectivement à 64% et 68% utilisées. Au niveau des violences sexuelles, le harcèlement et l’abus sexuel sont à 60%. En matière de violences économiques, la confiscation de revenus de force et l’interdiction de mener une profession ou activité économique est de 50%. Au niveau des violences patrimoniales, la confiscation ou la destruction de documents a été enregistrée à 100%.

Selon l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burkina, Jean-Jacques Quairiat, l’appui de son pays à la phase pilote du mécanisme s’explique par la sensibilité de la coopération belge aux thématiques liées au genre et aux droits sexuels. Pour lui, les données recueillies permettront de disposer d’une meilleure connaissance de la problématique. Le diplomate a aussi réaffirmé la disponibilité de la Belgique, à travers Enabel et ses autres partenaires, à accompagner le ministère de la Femme.

 

Lefaso.net