SOCIETE

La Voix des Résilientes : les créatrices d’Afrique de l’Ouest se font entendre

La Voix des Résilientes : les créatrices d’Afrique de l’Ouest se font entendre

 

La « Voix des Résilientes », c’est une campagne digitale 100% féminine qui a réuni 10 femmes du secteur culturel d’Afrique de l’Ouest en août 2020. Elles parlent de leurs parcours, leurs visions, leur place dans l’entrepreneuriat culturel et les défis auxquels elles font face pendant cette crise de COVID19. La Voix des Résilientes, ce sont aussi deux webinaires, une soixantaine de posts sur Facebook, Twitter et Instagram et un challenge #WeAreYennenga à relever. 

 Unesco Dakar - //LA VOIX DES RESILIENTES : Les créatrices d'Afrique de  l'Ouest // ///Rokhaya Daba Sarr/// Se relaxer ou travailler ? Travailler. –  Danser ou gérer ? Gérer - Couturier ou

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ce qui s’est passé au mois d’août sur notre page Facebook UNESCO Dakar : https://www.facebook.com/UNESCODAK/.

Vous pouvez également (re)découvrir les protagonistes de cette initiative, elles sont l’inspiration et le souffle de cette campagne : Esi Atiase, artiste numérique de vidéo-mapping et à la tête de SANAA FACES ;  Fatima Bocoum, commissaire d’exposition entre New York et Bamako ; Fatoumata Diabaté, photographe malienne ; Rama Diaw, styliste et créatrice de mode ; Khadidia Djigo, manager de CanalOlympia Sénégal ; Maah Keita, bassiste sénégalaise et présidente de l’association Care for Albinism ; Daba Sarr, présidente de Tringa Musique et Développement et du festival AfricaFête ; Dieynaba Sidibé dit Zeïnixx, graffeuse et slameuse ; Ndeye Fatou Thiam, Photographe et chargée de projet Urban Women Week.

 

Ces Résilientes représentent cette nouvelle génération de femmes engagées au sein des industries culturelles et créatives appelées les « Yennengas ». Le Directeur du Bureau de l’UNESCO à Dakar, Dimitri Sanga, félicite les role models que représentent ces femmes, car selon ses mots « elles amorcent une forme de transition dans leur manière d’être se situant entre modernité et traditions ».

Si les inégalités de genre persistent au sein des industries cultuelles et créatives, il a été mis en évidence lors de ces rencontres que dans la majorité des cas, elles relèvent principalement de défis structurels et non relationnels. Il est ressorti que ce déficit trouve son origine non seulement au sein des sphères décisionnelles qui sont principalement masculines mais également dans les normes sociétales perpétuellement répétées au travers de l’éducation par exemple.

Les débats et la campagne digitale sur les réseaux ont donc mis l’accent sur la parité, le droit des femmes et les violences basées sur le genre, mais aussi l’autonomisation et l’adaptation au monde en temps de pandémie par la formation et l’entrepreneuriat culturel.

La campagne s’est clôturée par le lancement du challenge UNESCO #WeAreYennenga qui est devenu ces deux dernières années le Leitmotiv de l’UNESCO Dakar pour porter ce plaidoyer inclusif à travers la diversité des expressions culturelles promouvant l’égalité des genres et portant la Voix des femmes du secteur culturel ouest-africain.

Il médiatise ainsi une vision actuelle, moderne et adaptée du genre en Afrique de l’Ouest puisque « la femme Africaine » fait face à ses propres réalités.

Rejoignez le mouvement en réalisant le challenge #WeAreYennenga, la Voix des Résilientes continue sur les réseaux sociaux.

 

UNESCO

Afrique: Classement des 200 femmes africaines les plus influentes sur Twitter

Smart Data Power et Women in Africa dévoilent le classement des 200 femmes africaines les plus influentes sur Twitter

(WOMEN IN AFRICA) - Smart Data Power, en partenariat avec l’initiative Women in Africa (WIA), dévoile les résultats d’une étude répertoriant les 200 femmes africaines les plus influentes sur Twitter. Ce projet, réalisé en étroite collaboration avec Moussoukoro Diop - figure emblématique de l’activisme féminin au Sénégal - se veut le reflet de l’effervescence que connait le continent, dont les femmes sont plus que jamais ambassadrices.

smart data power et women in africa devoilent le classement des 200 femmes africaines les plus influentes sur twitter

 

Présentée le 11 septembre lors d’un webinaire suivi par 22 nationalités, l’étude a été menée sur 12 millions d’utilisateurs Twitter géolocalisés en Afrique, dont environ 15% de femmes. L’attention s’est portée sur les profils suivants : femmes politiques, femmes d’affaires, journalistes, leaders d’opinion et personnalités de la société civile. Différents indicateurs ont été pris en compte : la caisse de résonance du compte, le volume d’engagement, les pays représentés…

A elles seules, ces 200 femmes possèdent une portée de près de 40 millions de personnes. Suivies et écoutées, elles ont une influence indéniable et croissante sur les sociétés dans lesquelles elles évoluent, via leur prise de parole sur ce réseau.

L’analyse de ce TOP 200 a permis de mettre en lumière quelques grandes tendances :

  • Plus de la moitié des femmes de la sélection sont réparties entre 4 pays anglophones qui possèdent des littoraux leur assurant un bon accès à internet : le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Égypte.
  • 54% de ces personnalités se trouvent dans les pays les plus peuplés et les plus riches du continent.

A travers le partage de bonnes pratiques, une partie de l’étude et du webinaire s’est attelée à répondre à la question « Comment Twitter peut-il favoriser l’émergence et l’empowerment des femmes en Afrique ? ». Les analyses qui découlent de ce travail mettent  en lumière la diversité des parcours des femmes sélectionnées, mais aussi les infinies possibilités offertes par Twitter.

Cette conférence a permis de démontrer que les femmes sont au cœur de la révolution numérique en Afrique. Selon Seynabou Dia (photo), ambassadrice WIA : « Le webinar a reçu un bel accueil : près de 80 personnes y ont assisté, issues de 22 pays différents, dont 19 pays africains. Nous nous réjouissons que cette étude permette de sortir des sentiers battus, tout en montrant une image authentique de l’Afrique, à travers un contenu qui nous ressemble et qui nous permet d’atteindre nos objectifs ».  

Fort de son succès, le partenariat entre Smart Data Power et Women in Africa pourrait être renouvelé et réinventé, mettant en avant d’autres thématiques (art, culture, santé, environnement, énergie …). Entre temps, tous les conseils et techniques discutés lors du webinaire sont à retrouver sur la page Twitter de Moussoukoro Diop (@mamouchkadiop).

A propos de WIA Initiative

Lancée en 2017, et Présidée par Hafsat Abiola (Nigériane) Women In Africa (WIA) Initiative est la première plateforme internationale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel. Par ses programmes, ses sommets et sa plateforme digitale WIA Link, WIA contribue à la promotion d’une nouvelle génération de femmes africaines qui inventent un leadership inspirant pour changer positivement l’avenir du continent. Sa Fondation WIA Philanthropy a pour mission de soutenir les femmes dans l’économie et développe différents programmes dédiés à l’éducation, à l’entrepreneuriat, au mentoring et à l’agriculture. WIA Philanthropy a lancé avec Working Ladies un premier Hub dédiée aux femmes entrepreneurs à Kinshasa en mars 2019. https://wia-initiative.com/

A propos de Smart Data Power

Smart Data Power rend la masse de données présentes sur Twitter intelligentes et intelligibles, notamment en les croisant avec l'Open Data démographique, économique, environnemental, etc. La méthode : un savant mélange de Data Science et d'analyse humaine. Contrairement au Big Data, Smart Data Power se concentre sur la qualité, la précision et la vérification des informations transmises. Cela permet ainsi d’identifier et d’inviter pour n’importe quel compte des profils ultra qualifiés, des middle aux tops influenceurs, et d’augmenter sa visibilité pour lui permettre de réussir sa communication d’influence. En d’autres termes, de prendre, ou reprendre le Pouvoir sur les Data. https://www.smartdatapower.com/

Sénégal: Facebook propose des formations gratuites aux femmes entrepreneures

Sénégal: Facebook propose des formations gratuites aux femmes entrepreneures

 

Facebook (www.Facebook.com) lance aujourd'hui #SheMeansBusiness au Sénégal. L'initiative, soutenue par la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des Jeunes (DER) du Sénégal (https://DER.sn), vise à inspirer, autonomiser et former les femmes entrepreneures à créer et développer leurs propres entreprises grâce aux outils digitaux.

 

Le programme #SheMeansBusiness propose aux femmes chefs d’entreprise une formation en ligne gratuite axée sur l’acquisition de compétences numériques et commerciales utiles pour la gestion de leur activité. La formation couvre également des domaines tels que la gestion des opérations, la gestion financière et le leadership et sera assurée au Sénégal par Smart Ecosystems for Women (SEW) (www.SEW-africa.com), un acteur spécialisé dans l’accompagnement de l'entreprenariat féminin en Afrique.

 

“SEW accompagne des partenaires engagés auprès des femmes sur tout le continent. Nous sommes fières de déployer le programme #SheMeansBusiness de Facebook au Sénégal et sommes convaincues qu'il aura un vrai impact pour les femmes entrepreneures car le digital est vital avec la crise que nous vivons pour renforcer la résilience des entreprises.” a commenté Seynabou Thiam, fondatrice de SEW.

 

#SheMeansBusiness de Facebook vise à soutenir plus de 1 500 femmes à travers le Sénégal d’ici la fin de l’année 2020 et leur permettre de constituer un réseau de femmes chefs d'entreprise. Après le Nigéria et l’Afrique du Sud, le Sénégal sera le troisième pays en Afrique sub-saharienne à bénéficier du programme et le premier en Afrique francophone.

 

L'initiative de Facebook est lancée en pleine crise économique et sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19 qui met à rude épreuve les petites entreprises en Afrique et dans le reste du monde.

 

Balkissa Idé-Siddo, responsable affaires publiques de Facebook pour l'Afrique francophone a déclaré : “Les femmes entrepreneures du Sénégal font des choses étonnantes, rêvent en grand et créent des entreprises inspirantes. Les aider à faire mieux ne fera que favoriser la croissance de l'économie, surtout en cette période difficile de pandémie mondiale. Avec #SheMeansBusiness, nous voulons leur fournir les ressources nécessaires à la poursuite de leurs objectifs.”

 

“Nous nous réjouissons de travailler avec des entreprises féminines à fort potentiel dans les mois à venir, en leur permettant d'affiner leurs compétences afin qu'elles puissent exploiter pleinement la valeur de nos plateformes en tant qu'outils de développement de leurs entreprises. Tout aussi important, nous voulons construire une communauté où les femmes entrepreneures peuvent partager leurs expériences et demander conseil à leurs pairs”., a-t-elle également ajouté.

 

Pour en savoir plus, consultez le site internet (https://bit.ly/3hwmYuh).

Distribué par APO Group pour Facebook.

Contact presse :
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À propos de Facebook :
Facebook (www.Facebook.com) est une société technologique dont la mission est de donner à chacun la possibilité de créer une communauté et de rapprocher le monde entier. Nos produits, qui incluent l’application Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp, Oculus, Workplace, Portal et Novi, encouragent plus de 3 milliards de personnes à travers le monde à partager leurs idées, se soutenir et faire la différence.

Comment être un vrai papa féministe ?

Barack Obama qui déboulonne la masculinité toxique en s'adressant aux générations de demain ("L'idée que se définir en tant qu'homme dépend du fait de rabaisser autrui ou de le dominer, ça c'est une vieille vision"), Channing Tatum qui ne craint pas de s'afficher en super papa (et auteur de livres pour enfants) entouré de licornes, The Rock qui partage au grand public ses "rituels père/fille" ("Passer tout ce temps à la maison avec mes filles est une réelle bénédiction")... Elles sont nombreuses, les célébrités à vanter les vertus d'une éducation plus libre, moderne, aimante, placée sous le signe de l'écoute et de l'empathie.

 

Des people, mais surtout des papas, qui vont à l'encontre des stéréotypes de genre, prônent la sensibilité et se plaisent à ringardiser cette vieille chose dépassée que l'on appelle "virilité". Des pères féministes, en fait. Oui, comme les influents Father of daughters et Dad Download qui, sur Instagram, partagent à leurs centaines de milliers d'abonnés leur propre vision d'une paternité progressiste, valorisant le dialogue et le potentiel de leurs filles, assumant leurs responsabilités de père avec intelligence et légèreté.

Mais pas besoin d'aligner les followers pour être un papa féministe, sachez-le. La preuve, voici notre petit guide perso du père (presque) parfait.

Envoyer paître les normes sociales

On dit des papas "woke" qu'ils sont éveillés, on pourrait dire qu'ils sont éclairés. Etre un père féministe, c'est simplement apporter un autre éclairage sur son quotidien, et avoir le souci du détail. Se dire par exemple que le bleu n'est pas cantonné aux garçons, ni le rose aux filles. Faire gaffe aux stéréotypes de genre que, soi-même, l'on a pu vivre et éprouver durant l'enfance. Sans forcément culpabiliser à la moindre contradiction perso.

Cité par GQ, le truculent livre The Father of All Dad Guides: From A (doring) to Z (addy) de Madeleine Davies et Tara Jacoby, à destination des... Lire la suite sur le site Terrafemina

Les femmes d'affaires auront un grand rôle à jouer dans l'Afrique post-COVID-19 (CEA)

La Commission économique pour l'Afrique (CEA/UNEAC) des Nations unies a déclaré vendredi que les femmes africaines exerçant dans les affaires auront un grand rôle à jouer dans une Afrique post-COVID-19.

Selon un communiqué de la CEA publié vendredi, la déclaration a été faite par Mama Keita, directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique de l'Est, lors d'un dialogue virtuel régional consacré à la manière de relever les défis économiques et sociaux rencontrés par les femmes et les jeunes filles à la suite de la pandémie de COVID-19, en mettant l'accent sur l'autonomisation économique des femmes.

Elle a souligné que les femmes d'affaires africaines "pourront réduire considérablement la forte dépendance du continent à l'égard des importations de produits alimentaires, médicaux et pharmaceutiques essentiels", lançant dans le même temps un appel en faveur de politiques et d'initiatives novatrices susceptibles de faire une différence pour les femmes.

"Alors que nous reconstruisons nos économies après le COVID-19 et que nous cherchons à transformer les vulnérabilités en opportunités, rappelons que le commerce intra-africain est encore très faible à moins de 20% et que les femmes entrepreneurs ont un rôle important à jouer dans la relance de celui-ci", a déclaré Mme Keita.

De son côté, Xia Huang, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs en Afrique, a également reconnu l'impact disproportionné et négatif de la pandémie sur les femmes et les jeunes filles, en particulier dans la sphère économique, et a insisté sur la nécessité de placer les femmes au centre de toutes les initiatives de réponse.

Le rôle des femmes entrepreneurs a également été souligné par Clare Akamanzi, PDG du Conseil de développement du Rwanda, qui a en outre noté que l'autonomisation des femmes est un moyen d'atteindre tous les objectifs de développement durable.

"Aujourd'hui (au Rwanda), les femmes entrepreneurs dirigent plus de 42% des entreprises. Elles contribuent à hauteur de 78% du commerce transfrontalier, et le commerce transfrontalier contribue à 30% du PIB", a indiqué Mme Akamanzi lors de la réunion, et dont les propos ont été cités dans un communiqué de la CEA. 

China.org.cn 

Journée Mondiale de la Femme Africaine: la lutte féministe ou l’indispensable qui rechigne en Afrique

Le féminisme n’est aucunement une "affaire des blancs".
 

L’éditorial spécial de Balguissa Sawadogo*

Ces dernières années, des voix féministes se font de plus en plus entendre. Après le mouvement #Metoo qui a permis de dénoncer ouvertement les cas d’harcèlement et de violences sexuelles dans le milieu hollywoodien, des organisations similaires en Europe, en Afrique et sur d’autres continents telles que #Balancetonporc, #Timeisup, #mêmepaspeur etc. ont permis de révéler, dénoncer et exiger la justice face à des phénomènes longtemps relayer à l’ordre du mutisme criminel.

Dans son discours d’orientation politique, le 2 octobre 1983, le leader de la révolution burkinabè, le Capitaine Thomas Isidore Sankara disait ceci : «le poids des traditions séculaires de notre société voue la femme au rang de bête de somme. Tous les fléaux de la société coloniale, la femme les subit doublement : premièrement, elle connaît les mêmes souffrances que l’homme ; deuxièmement, elle subit de la part de l’homme d’autres souffrances. »

En Afrique, à la faveur des réseaux sociaux, des campagnes féministes servent fréquemment de rempart pour dénoncer et mettre à nu les problématiques de tous genres vécus par les africaines. Le modèle patriarcal associé aux habitudes liées à certains travers de tradition ancestrale gardent la femme dans des conditions difficiles. N’est-ce pas justement par abus de langage sans doute que certains ont pris l’habitude de la qualifier de «sexe faible» ou de dire sans gêne que la pauvreté en Afrique a un visage féminin.

A ce sujet, si toutes ces campagnes de sensibilisation permettent de donner de plus en plus de la voix aux femmes, il y a certains détracteurs qui estiment que les féministes en font trop. Mais non ! Personne n’en fait trop. On en fait trop quand il n’y a rien à reprocher à l’existent.

Si l’on considère les calculs qui disent que le niveau de développement d’un pays est fonction du nombre de pauvres, alors il est clair que le développement de l’Afrique ne peut se faire sans la certitude d’un épanouissement économique, physique, psychologique, juridique de la femme africaine. Selon les projections démographiques de l’ONU, en 2050, la population de l’Afrique se situerait aux environs de 2,5 milliards avec plus de 52 % de femme. Il est inconcevable de laisser cette couche de la société en marge. 

Autre fait, le féminisme n’est aucunement une «affaire des blancs». En Afrique, il est courant d’entendre que les féministes copient à la lettre l’Occident. Mais il est pertinent à ce niveau de se poser les bonnes questions réalistes. Quel est le taux de femmes violentées dans ta région ou ton village ? Quel est le nombre de filles obligées à accepter des attouchements pour obtenir un stage ? Quels sont les systèmes de protections des femmes et des jeunes filles sur les terrains des crises sécuritaires ? Combien de violeurs sont emprisonnées pour les faits commis ?

Non ! les féministes n’en font pas trop. Au contraire elles en feront plus encore car la génération actuelle n’a pas le choix que d’occuper les instances dirigeantes économiques, politiques et juridiques… C’est sur elles que repose le lourd poids d’implanter le changement pour une égalité de droits au service de la croissance équitable et durable. « La vraie émancipation, c’est celle qui responsabilise la femme, qui l’associe aux activités productives, aux différents combats auxquels est confronté le peuple. La vraie émancipation de la femme, c’est celle qui force le respect et la considération de l’homme», disait Thomas Isidore Sankara.  

Des aînées ont ouverts la porte à l’école et au port de pantalon, alors nous devons savoir tirer la fermeture et mettre la boucle de la ceinture pour défendre notre épanouissement pas seulement pour nous mais pour les générations futures. Alors #letsgo !


*A propos de Balguissa Sawadogo

Balguissa Sawadogo est Directrice P.i et cumulativement Rédactrice en Chef à Ecodafrik, un Groupe de médias et technologies d’informations économiques et financières. Journaliste traitant des questions économique et financière, elle fait partie d’un réseau de 100 journalistes africains formés par la Banque Mondiale en «Journalisme pour le développement». Elle est aussi certifiée en «Journalisme d’investigation économique», initié par l’US Department Of state à Dakar au Sénégal. Femme engagée sur les questions liées à la défense des droits des femmes en Afrique, elle s’intéresse spécifiquement aux sujets portant sur l’intelligence économique, la banque, les mines, la fiscalité et l’autonomisation économique des femmes.

10 clés pour devenir une femme d’affaires prospère (entrepreneure) en Afrique

Une de mes sources d’inspiration est de voir des femmes faire des exploits dans les affaires en Afrique.

 femmes entrepreneures afrique prospère

J’aimerais voir les femmes donner à leurs homologues masculins une course pour l’argent. Êtes-vous une femme entrepreneur en herbe ? Ou vous démarrez juste une nouvelle entreprise en Afrique ?

Voulez-vous apprendre à démarrer une entreprise à partir de zéro et à la développer avec succès ? Voulez-vous devenir une femme d’affaires prospère (entrepreneure) ? Et donc, je vous conseille de continuer à lire cet article. Je partage avec vous quelques idées pratiques pour devenir une femme africaine ou une entrepreneure prospère.

Que faut-il pour devenir une femme entrepreneure à succès en Afrique ?

C’est souvent la question que me posent les femmes entrepreneuses africaines. Ces femmes sont ravies de passer par le processus entrepreneurial de création d’une entreprise. Elles sont préparées pour les défis commerciaux à venir. Le problème est qu’elles veulent savoir si elles auront une chance équitable dans le monde des affaires (un domaine dominé par les hommes).

Eh bien, en réponse à la question ci-dessus : Je vais dire qu’il ne faut rien de spécial pour devenir une entrepreneure à succès en Afrique. Les principes de la réussite en entrepreneuriat restent les mêmes. Et cela indépendamment de l’âge, du sexe, de la race, de la nationalité ou de la religion.

Dans cet article, je vais souligner quelques mesures pratiques que vous pouvez prendre en tant que femme pour créer une entreprise prospère en Afrique. Les étapes que je vais partager avec vous ont été testées et prouvées par des femmes entrepreneures à succès telles que Patricia Nzolantima, Debbi Fields, Isabel Dos Santos, Arianna Huffington, Oprah Winfrey, Coco Chanel, Estee Lauder, Mary Kay Ash, etc.

La réussite en tant que femme entrepreneuse est votre priorité. Si votre objectif est de créer une entreprise prospère en Afrique, lisez la suite.

10 étapes pour devenir une femme d’affaires prospère (entrepreneure) en Afrique

1) Croyez en vous

La clé du succès en affaires est la confiance en soi. Les femmes sont naturellement connues pour sous-estimer leurs capacités.

Pour réussir en affaires, vous devez croire en vous. Ceci est très important car personne ne croira en-vous  à votre place. Personne ne croira en vos produits ou services si vous ne croyez pas d’abord en vous-même. Aucun investisseur ne placera son argent en votre business si vous manquez de confiance en vous. De plus c’est vous qui êtes là pour inspirer confiance à vos employés. Ceci pour qu’ils donnent leur potentiel au maximum.

En fait, sans confiance en soi; aucun effort sur votre entreprise ne peut donner des résultats positifs. Alors augmentez votre confiance en vous aujourd’hui. Développez la conviction que vous avez en vous quelque chose de précieux que le monde veut et il en sera ainsi.

2) Avoir une mission forte

Pour réussir en affaires en tant que femmes entrepreneuses vous devez avoir une mission forte.

Pourquoi voulez-vous créer une entreprise en Afrique ? Cette question peut sembler désinvolte mais c’est un facteur silencieux. La question ici détermine si vous réussirez ou échouerez en tant qu’entrepreneure. Jetez un œil aux femmes entrepreneurs les plus prospères au monde et vous verrez qu’elles ont toutes une bonne raison de se lancer en affaires. Cette raison est devenue ainsi leur mission commerciale.

Encore une fois, je demande: quelle est votre raison de démarrer une entreprise en Afrique ou au Congo-Kinshasa ? Je sais que je ne peux pas répondre à cette question pour vous. Ce que je veux que vous gardiez à l’esprit, c’est que bâtir une entreprise prospère qui résistera à la tempête commence avec la mission.

3) Préparez votre état d’esprit

Le succès en affaires dépend fortement de l’état d’esprit dans lequel cette entreprise est lancée. Pour devenir une femme entrepreneure à succès, vous devez avoir le bon état d’esprit.

Vous ne devez jamais vous considérer comme un sexe faible. Vous devez avoir l’état d’esprit nécessaire pour faire face à tout ce qui se présente à vous. Le succès ne vous sera jamais remis sur un plateau d’or simplement parce que vous êtes une femme. Vous devez vous tendre le cou même si cela signifie vous mettre en jeu.

4) Soyez prêt à échouer

Devenir une femme entrepreneure prospère en Afrique c’est aussi être prêt à échouer.

Les principes du succès ne peuvent jamais être écartés quel que soit votre sexe. Cela signifie que pour réussir, vous devez être prêt à échouer. Les affaires sont un risque toutefois leur récompense en vaut la peine.

J’ai observé que les femmes d’affaires les plus prospères sont des femmes qui agissaient sans se soucier de l’échec. Donc, si vous comptez faire partie des rares femmes qui font bouger les choses alors vous devez être prêt à accepter l’échec dans le cadre du processus de réussite.

5) Démarrer une entreprise

On devient femme d’affaires prospère en créant une entreprise.

Oui, c’est en fait la ligne mince qui sépare «les grandes femmes entrepreneurs de toutes les autres femmes ». La plupart des femmes rêvent d’être la prochaine Isabel Dos Santos, Oprah Winfrey, Mary Kay ou Coco Chanel mais rares sont celles qui oseront faire le premier pas.

Vous ne pouvez jamais être une femme entrepreneure prospère en rêvant juste un jour je ferais ceci, un jour je ferais cela. Non, vous devez aller là-bas et commencer quelque chose.

Arrêtez de vous asseoir sur vos idées, ne laissez pas le manque de ressources vous arrêter. Faites le saut de la foi et commencez avec ce que vous avez, là vous êtes, avec ce que vous savez. Vous trouverez les ressources qui vous manquent en cours de chemin.

6) Augmentez vos compétences en affaires

Devenir femme entrepreneure à succès passe également par le développement de ses compétences en affaires.

Certaines entrepreneuses sont nées grandes, d’autres ont réussi à se démarquer grâce à un travail acharné. Si un empire commercial ne vous a pas été remis par votre famille alors vous devez faire le vôtre. Et pour y parvenir, vous devrez développer les compétences entrepreneuriales requises. Que faites-vous pendant votre temps libre ?

La réponse à cette question va déterminer si vous réussirez ou non. Au lieu de regarder un film ou de faire du shopping pendant votre temps libre, pourquoi ne pas assister à un séminaire ou lire un livre d’affaires ? Vous ne saurez jamais la situation dans laquelle vous vous retrouverez demain. Les connaissances que vous avez acquises aujourd’hui pendant votre temps libre peuvent vous sauver la vie demain.

7) Comprenez votre entreprise au cœur

Dans quelle mesure comprenez-vous votre entreprise ? Dirigez-vous une entreprise qui vous passionne? Ou vous avez sauté dans une industrie pour l’argent ?

Quel que soit le type d’entreprise dans laquelle vous êtes engagé; assurez-vous d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Ne vous lancez jamais dans une industrie à cause des histoires douces qu’on vous a racontées. Si les choses ne se passent pas comme prévu, votre enthousiasme peut s’évanouir et une fois que cela se produit; votre entreprise est presque morte.

8) Gérez votre temps efficacement

Pour devenir une femme entrepreneure prospère apprenez à gérer votre temps.

L’un des principaux défis commerciaux auxquels les femmes entrepreneurs sont confrontées est la contrainte de temps. Les femmes d’affaires sont généralement à court de temps en raison des multiples responsabilités auxquelles elles sont confrontées.

Les femmes entrepreneurs doivent répondre aux besoins de leur entreprise tout en élevant une famille et en prenant soin de leurs besoins personnels. En Afrique c’est vraiment compliquer, la femme doit préparer à manger, laver les enfants, prendre soin d’elles. Après ça elle doit prendre soin de son homme, le servir à manger et ensuite le servir encore la nuit. Je veux dire que c’est assez difficile. Si jamais vous voulez surmonter ce défi et devenir une femme d’affaires prospère en Afrique, vous devez maîtriser l’acte de délégation.

9) Prenez soin de vos clients

Je crois que les femmes prennent plus soin de leurs clients que leurs homologues masculins. N’oubliez pas que vos clients sont la raison pour laquelle vous êtes en affaires. Aucune femme n’a jamais réussi dans les affaires sans la fidélisé ses clients. Alors ne méprisez jamais vos clients.

10) Respectez le processus

De tous les points que j’ai soulevés ici, se tenir au processus d’une entreprise est très important. Les statistiques montrent que 90% de toutes les entreprises créées échouent au cours de leurs dix premières années. La raison en est que tous ceux qui créent une entreprise n’ont pas le courage de s’en tenir au processus.

Le processus entrepreneurial de création d’une entreprise prospère est un défi. Vous devez rebondir d’un problème à l’autre sans perdre votre enthousiasme. Si vous pouvez le faire, vous deviendrez une femme d’affaires prospère.

En guise de note finale, bâtir une entreprise prospère ou devenir une femme d’affaires prospère en Afrique n’est pas une chose qui se fait du jour au lendemain; c’est un processus soutenu qui demande du dévouement. Si vous pouvez persévérer et résoudre les problèmes commerciaux au fur et à mesure qu’ils surviennent, vous atteindrez le pot d’or. Courage mesdames, montrez-nous ce que vous valez vraiment en Affaires au Congo-Kinshasa, en Afrique et dans le monde !

Wazatech

Projet Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso/Oxfam au Burkina

Projet Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso/Oxfam au Burkina

Avis d’appel à manifestation d’intérêt pour le financement d’organisations de défense des droits des femmes.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’YOIX ETLEADERSHIP DES FEMMES OXFAM Canada APPEL A MANIFESTATION D'INTERET DU PROJET VOIX ET LEADERSHIP DES FEMMES AU BURKINA FASO (VLF) POUR LE FINANCEMENT DES ORGANISATIONS DE DEFENSES DES DROITS DES FEMMES FONDS PLURIANNUELS Juillet 2020’

En vue d’encourager l’inclusion des femmes vivant des différentes et multiples discriminations et de renforcer leur pouvoir d’actions et de décision, Oxfam au Burkina Faso à travers son projet « Voix et Leadership des Femmes – Burkina Faso (VLF) » financé par Affaires Mondiales Canada, lance un appel à manifestation d’intérêt. Cet appel s’adresse aux organisations féministes de défense des droits des femmes/ ou réseaux d’organisations de femmes burkinabè. Les organisations intéressées peuvent soumettre des plans d’actions d’une durée de 3 ans visant la protection et la promotion des droits des femmes et l’égalité des genres au Burkina Faso. Les dossiers de candidature doivent être envoyés exclusivement par courriel à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 21 aout 2020 à 17H00mn. Les termes de références précisant les modalités et les critères de participation peuvent être demandés à l’adresse email suivant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou consultés sur cette page ci-dessous.

TERMES DE RÉFÉRENCE

I. CONTEXTE
Au Burkina Faso, le contexte sur les droits des femmes évolue lentement que ce soit aux niveaux politique, économique, social et culturel. Cette lente progression s’explique en grande partie par la persistance de normes sociales et pratiques culturelles qui entravent encore la bonne application des textes et des lois votées en faveur des droits des femmes dans le pays.
Oxfam est présent au Burkina Faso depuis les années 70 et œuvre aux côtés des organisations paysannes et de la société civile locale en faveur d’une vie digne pour les populations pauvres, notamment les jeunes et les femmes. Avec ses partenaires, Oxfam fournit assistance et protection dans un contexte marqué par une grave crise sécuritaire et des déplacements de masse. Oxfam les aide à surmonter et à faire face aux divers chocs externes, et ce dans un esprit d’égalité entre les sexes, tout en créant les conditions gagnantes pour amener les jeunes et les femmes à prendre leur place en tant que citoyens et citoyennes actifs dans leur société.
En lien avec ses convictions, Oxfam met en œuvre le projet « Voix et Leadership des Femmes – Burkina Faso » (VLF- Burkina Faso) qui est financé grâce au soutien du gouvernement du Canada agissant par l’entremise d’Affaires Mondiales Canada. Ce projet s’intègre dans le cadre de la Politique d'aide internationale féministe du Canada (FIAP) qui aborde six éléments principaux : i) promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles ; ii) une dignité humaine ; iii) une croissance qui fonctionne pour tout le monde ; iv) l'environnement et l'action climatique ; v) une gouvernance inclusive ; vi) paix et sécurité.
Le projet « Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso » (VLF), a pour objectif stratégique l’amélioration de la jouissance des droits humains pour les femmes et les filles, ainsi que le progrès de l’égalité entre les sexes au Burkina Faso. Il ciblera les Organisations de Défenses des Droits des Femmes (ODDF) et les mouvements locaux de femmes qui travaillent à renforcer le pouvoir des femmes et des filles.
Pour atteindre son but, le projet se fixe trois objectifs :
 Améliorer la gestion et la viabilité des organisations locales de femmes du Burkina Faso en particulier des organisations représentant des femmes et des filles vulnérables et marginalisées avec l’intégration d’approches innovantes à leurs programmes.
 Améliorer la qualité des prestations de services des organisations de défense des droits des femmes pour faire progresser l’égalité entre les sexes au Burkina Faso, incluant par des approches innovantes.
 Améliorer l’efficacité des plateformes, des réseaux et des alliances de défense des droits des femmes nationaux et infranationaux afin de faire changer les politiques sexospécifiques et contribuer à leur mise en œuvre.

Cette initiative propose la mise en place de mécanismes de financement afin de renforcer les capacités des ODDF. Parmi les mécanismes de financement figure un fonds pluriannuel qui comporte deux volets et qui appuiera techniquement et financièrement des ODDF couvrant tout le territoire au Burkina Faso.

II. Objectifs des fonds :
Cet appel à manifestation d’intérêt a pour but d’encourager l’inclusion des femmes vivant des différentes et multiples discriminations basées sur l’âge, l’appartenance ethnique, le lieu de résidence, l’orientation sexuelle, le statut économique et le renforcement de leur pouvoir d’action et de décision à travers un appui aux ODDF. Cet appel à manifestation d’intérêt soutiendra la mise en œuvre des plans d’actions des organisations féministes dans le pays afin de renforcer les pratiques et les principes féministes des structures bénéficiaires. Il a pour but de fournir un financement pluriannuel de 3 ans à 15 organisations sélectionnées :
- le fonds pluriannuel 1 ciblera 7 organisations établies ;
- le fonds pluriannuel 2 ciblera 8 organisations émergentes.
Les deux fonds ont pour but de renforcer les capacités institutionnelles et la viabilité des organisations ; renforcer leurs capacités à organiser et mettre en œuvre des actions, programmes et/ou services de qualité en faveur de l’égalité des genres. Ils visent aussi le renforcement du pouvoir d’action et de décision des femmes et des filles et encouragent l’inclusion des femmes qui vivent souvent de multiples discriminations basées sur l’âge, l’appartenance ethnique, le lieu de résidence, l’orientation sexuelle, le statut économique, etc.
Ces organisations bénéficieront de renforcement de capacités et d’appuis techniques et financiers en vue de l’amélioration et la mise en œuvre des programmes et services de qualité offerts aux femmes et aux filles en matière de leurs droits.

III. Critères d’admissibilité
a. Critères d’admissibilité transversale
• Toute initiative financée à travers les fonds pluriannuels doit pouvoir contribuer à l’atteinte de l’un des objectifs ci-dessus mentionnés ;
• Être une organisation à but non lucratif légalement constituée avec un compte en banque et opérant sur le territoire Burkinabé ;
• Être une organisation, réseau ou plate-forme d’organisations de défense des droits des femmes menant des activités au profit des femmes ;
• Être une organisation, dirigée par une femme et ayant un bureau exécutif composé uniquement de femmes ou au moins à 80% de femmes ;
• Être une organisation non confessionnelle et non partisane œuvrant dans le domaine des droits de la personne et particulièrement les droits des femmes/filles, de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles ;
• Avoir une mission et une vision alignées aux objectifs du projet ;
• Avoir une expérience démontrée en faveur de l’égalité des genres, la promotion des droits des femmes/filles et du renforcement du pouvoir des femmes/ et des filles et dans le domaine des droits de la personne ;
• Accepter de soumettre à l’équipe de projet l’ensemble des documents (le rapport narratif et le rapport financier, les productions audio et visuelles des activités qui seront réalisées) ;
• Être en mesure de signer un protocole d’entente établi entre Oxfam au Burkina à travers le projet VLF et la structure organisationnelle concernée.

b. Critères complémentaires pour les ODDF établies
• Avoir au moins cinq ans d’expériences dont quatre années pertinentes en gestion de projets ;
• Rayonnement des activités dans au moins une région ;
• Avoir des expériences de projets innovants en matière d’égalité des genres au niveau local.
• Avoir déjà conclu au moins trois contrats bien exécutés avec les organisations internationales et ou d’autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ;
• Être une organisation ayant un siège physique et des organes de gouvernance opérationnels ;
• Avoir une expérience de gestion de fonds ;
• Avoir un plan stratégique incluant une politique genre ;
• Avoir un système de gestion administrative et financière existant et fiable ;
• Disposer d’une équipe comprenant des compétences en genre, droits, en gestion financière, en suivi évaluation et en gestion de projet ;
• Pouvoir communiquer en toute transparence sur le montant des financements obtenus auparavant auprès des Partenaires techniques financiers PTF et en donner la preuve ;
• Disposer d’une attestation de situation fiscale et cotisante CNSS à jour.

c. Critères complémentaires pour les ODDF émergentes
• Avoir au moins un an d’expériences en matière de gestion de projets ;
• Être une organisation ayant un siège physique et des organes de gouvernance.

d. Critères complémentaires pour les réseaux, collectifs
En plus des critères complémentaires pour les ODDF établies, remplir les critères ci-dessous :
• Avoir au minimum de trois années d’existence ;
• Nombre significatif et représentatif d’organisations (ODDF) membres ;
• Avoir une couverture à l’échelle nationale ;
• Avoir une expérience dans la gestion de fonds et de projets d’actions collectives.

IV. Limite budgétaire

Pour les fonds pluriannuels 1 (ODDF établies) : l’enveloppe maximum pour les trois ans sera de l’ordre de 155 000 $ CAD. La demande de financement pour la première année ne devra pas excéder 40 000 $ CAD soit 18 400 000 Francs CFA. L’acquisition du financement pour l’année suivante sera conditionnée par la performance de l’organisation qui sera attestée par une évaluation annuelle de l’année précédente.

Pour les fonds pluriannuels 2 (ODDF émergentes) : l’enveloppe maximum pour les trois ans sera de l’ordre de 60 000 $ CAD. La demande de financement pour la première année ne devra pas excéder 18 000 $ CAD soit 8 280 000 Francs CFA. L’acquisition du financement pour l’année suivante sera conditionnée par la performance de l’organisation qui sera attestée par une évaluation annuelle de l’année précédente.

V. Durée de financement des projets
Les projets à soumettre doivent couvrir une période de trois années (36 mois) à compter de la date de signature du contrat. Des évaluations annuelles permettront d’apprécier la performance et la reconduite du financement pour l’année suivante.

Types d’initiatives et de dépenses non admissibles aux fonds
• Les projets de construction ;
• Les projets à vocation culturelle ;
• Les projets à caractère d’urgence, d’infrastructures médicales et sanitaires ;
• Tout projet de développement économique à caractère purement lucratif, y compris agricole ;
• Les projets à caractère religieux ;
• Achat de véhicule.
Toute demande de subvention devra couvrir aussi bien les charges de fonctionnement que d’investissement (activités).

Nature des dépenses admissibles
Les initiatives admissibles par le fonds doivent être en lien avec l’objet du projet Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso (Cf. les objectifs du projet)
Les exemples de dépenses suivantes sont acceptables dans le cadre de cet appel :
• Activités de renforcement de capacités institutionnelles/ organisationnelles des ODDF,
• Activités de mise en œuvre de programmes féministes ou destinés aux femmes/filles,
• Petits équipements et mobilier de bureau,
• Matériel pédagogique,
• Frais pour la formation personnel/membres,
• Frais de communication,
• Appui aux partenaires (salaires du personnel, frais de fonctionnement, loyer …etc.)

Critères d’analyse et d’évaluation des propositions
Les critères d’analyse et d’évaluation des propositions sont les suivantes : la pertinence de la proposition, le réalisme technique et financier, la faisabilité technique, la soutenabilité financière, la durabilité et la présentation du document du projet. Chaque critère fera l’objet d’une note de pondération.

Procédures de sélection des propositions
La sélection des projets pour ce présent appel à projet se fera en trois étapes.

Étape 1 : Sélection préliminaire suite à l’examen des formulaires et des documents soumis
Les documents qui feront l’objet d’examen sont :
 Documents légaux (Récépissé de reconnaissance à jour, statut de l’ODDF, les Procès-verbaux des Assemblées Générales, liste des membres du bureau exécutif) ;
 Présentation succincte de l’ODDF ;
 Note conceptuelle ;
 Dernier rapport narratif de l’organisation ;
 Deux derniers budgets annuels de l’organisation (fonctionnement et activités) et sources de financement.

Étape 2 : Information des organisations présélectionnées et invitation à soumettre une proposition complète (approximativement 5 à 10 pages, incluant un budget détaillé).
Durant cette étape, Oxfam accompagnera les ODDF présélectionnées à élaborer la proposition complète.

Étape 3 : Sélection finale des propositions complètes
Les ODDF présélectionnées seront visitées par l’équipe d’Oxfam au Burkina pour une meilleure connaissance de l’ODDF à l’issue de laquelle elles seront définitivement sélectionnées. La sélection finale se fera sur la base de plusieurs critères se rapportant à l’expérience et le domaine d’intervention, au contenu technique des propositions, à la pertinence et à l’innovation du projet soumis. Pour ce faire, une grille d’analyse des dossiers soumis sera utilisée pour appuyer la sélection des initiatives.

Les documents relatifs au présent appel à manifestation d’intérêt (canevas de note conceptuelle, formulaire de candidature, formulaire du budget) peuvent être consultés à partir du lien suivant: https://oxfam.box.com/s/7v7dtjoeqy1vyycywqbe96jj77pjyczk

VI. Modalités de remises des propositions (dates et lieu de dépôt)
Date limite et lieu de soumission :
Pour la présélection, les dossiers de candidatures (note conceptuelle et pièces demandées) doivent être envoyés exclusivement par courriel au plus tard le vendredi 21 aout 2020 à 17h00mn à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec en objet la mention « Soumission pour les fonds pluriannuels de l’année 2020-2021 du projet VLF »
Seuls les dossiers envoyés dans le délai requis à cette adresse courriel seront examinés.
Il convient de préciser que seules les ODDF présélectionnées seront invitées à déposer leur dossier complet.

Tout envoi double est éliminatoire.
Le fait de postuler au fonds pluriannuel 1 et au fonds pluriannuel 2 à la fois rend l’Organisation non admissible à la soumission.

Toute demande de clarification doit être adressée par courrier électronique à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. uniquement les jours ouvrables et aux heures de service (7H30mn-17H00mn).

Une session d’information en ligne (via Skype) de 01 heures 30 minutes sera organisée pour fournir plus de clarification sur les fonds pluriannuels et pour répondre aux questions des ODDF intéressées. Cette session sera organisée le 28 Juillet 2020 de 10h00 à 11h 30. Les ODDF intéressées pourront s’enregistrer ou s’inscrire directement à cette session en ligne via ce lien : Participer à une Réunion Skype

NB : Les organisations qui seront retenues s’engagent à :
• Signer les différents documents de politiques (anti-fraude, code d’éthique, safegarding, protection de l’enfance, fiche de consentement) d’Oxfam au Burkina et respecter les conditionnalités en matière de gestion d’Oxfam au Burkina ;
• Signer le document d’engagement pour la mise en œuvre efficiente de l’initiative ;
• Respecter les procédures financières et de redevabilité d’Oxfam au Burkina ;
• Soumettre à l’équipe de projet les rapports des audits antérieurs.

VII. RESERVE
Oxfam au Burkina Faso ainsi que Affaires Mondiales Canada se réservent le droit de ne donner suite à tout ou partie du présent appel à projets.

Le Directeur Pays de Oxfam au Burkina/intérim
Papa Sosthène KONATE

Avis d’appel à manifestation d’intérêt pour le financement d’organisations de défense des droits des femmes.

En vue d’encourager l’inclusion des femmes vivant des différentes et multiples discriminations et de renforcer leur pouvoir d’actions et de décision, Oxfam au Burkina Faso à travers son projet « Voix et Leadership des Femmes – Burkina Faso (VLF) » financé par Affaires Mondiales Canada, lance un appel à manifestation d’intérêt. Cet appel s’adresse aux organisations féministes de défense des droits des femmes/ ou réseaux d’organisations de femmes burkinabè. Les organisations intéressées peuvent soumettre des plans d’actions d’une durée de 3 ans visant la protection et la promotion des droits des femmes et l’égalité des genres au Burkina Faso. Les dossiers de candidature doivent être envoyés exclusivement par courriel à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 21 aout 2020 à 17H00mn. Les termes de références précisant les modalités et les critères de participation peuvent être demandés à l’adresse email suivant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou consultés sur cette page ci-dessous.

TERMES DE RÉFÉRENCE

I. CONTEXTE
Au Burkina Faso, le contexte sur les droits des femmes évolue lentement que ce soit aux niveaux politique, économique, social et culturel. Cette lente progression s’explique en grande partie par la persistance de normes sociales et pratiques culturelles qui entravent encore la bonne application des textes et des lois votées en faveur des droits des femmes dans le pays.
Oxfam est présent au Burkina Faso depuis les années 70 et œuvre aux côtés des organisations paysannes et de la société civile locale en faveur d’une vie digne pour les populations pauvres, notamment les jeunes et les femmes. Avec ses partenaires, Oxfam fournit assistance et protection dans un contexte marqué par une grave crise sécuritaire et des déplacements de masse. Oxfam les aide à surmonter et à faire face aux divers chocs externes, et ce dans un esprit d’égalité entre les sexes, tout en créant les conditions gagnantes pour amener les jeunes et les femmes à prendre leur place en tant que citoyens et citoyennes actifs dans leur société.
En lien avec ses convictions, Oxfam met en œuvre le projet « Voix et Leadership des Femmes – Burkina Faso » (VLF- Burkina Faso) qui est financé grâce au soutien du gouvernement du Canada agissant par l’entremise d’Affaires Mondiales Canada. Ce projet s’intègre dans le cadre de la Politique d'aide internationale féministe du Canada (FIAP) qui aborde six éléments principaux : i) promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles ; ii) une dignité humaine ; iii) une croissance qui fonctionne pour tout le monde ; iv) l'environnement et l'action climatique ; v) une gouvernance inclusive ; vi) paix et sécurité.
Le projet « Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso » (VLF), a pour objectif stratégique l’amélioration de la jouissance des droits humains pour les femmes et les filles, ainsi que le progrès de l’égalité entre les sexes au Burkina Faso. Il ciblera les Organisations de Défenses des Droits des Femmes (ODDF) et les mouvements locaux de femmes qui travaillent à renforcer le pouvoir des femmes et des filles.
Pour atteindre son but, le projet se fixe trois objectifs :
 Améliorer la gestion et la viabilité des organisations locales de femmes du Burkina Faso en particulier des organisations représentant des femmes et des filles vulnérables et marginalisées avec l’intégration d’approches innovantes à leurs programmes.
 Améliorer la qualité des prestations de services des organisations de défense des droits des femmes pour faire progresser l’égalité entre les sexes au Burkina Faso, incluant par des approches innovantes.
 Améliorer l’efficacité des plateformes, des réseaux et des alliances de défense des droits des femmes nationaux et infranationaux afin de faire changer les politiques sexospécifiques et contribuer à leur mise en œuvre.

Cette initiative propose la mise en place de mécanismes de financement afin de renforcer les capacités des ODDF. Parmi les mécanismes de financement figure un fonds pluriannuel qui comporte deux volets et qui appuiera techniquement et financièrement des ODDF couvrant tout le territoire au Burkina Faso.

II. Objectifs des fonds :
Cet appel à manifestation d’intérêt a pour but d’encourager l’inclusion des femmes vivant des différentes et multiples discriminations basées sur l’âge, l’appartenance ethnique, le lieu de résidence, l’orientation sexuelle, le statut économique et le renforcement de leur pouvoir d’action et de décision à travers un appui aux ODDF. Cet appel à manifestation d’intérêt soutiendra la mise en œuvre des plans d’actions des organisations féministes dans le pays afin de renforcer les pratiques et les principes féministes des structures bénéficiaires. Il a pour but de fournir un financement pluriannuel de 3 ans à 15 organisations sélectionnées :
- le fonds pluriannuel 1 ciblera 7 organisations établies ;
- le fonds pluriannuel 2 ciblera 8 organisations émergentes.
Les deux fonds ont pour but de renforcer les capacités institutionnelles et la viabilité des organisations ; renforcer leurs capacités à organiser et mettre en œuvre des actions, programmes et/ou services de qualité en faveur de l’égalité des genres. Ils visent aussi le renforcement du pouvoir d’action et de décision des femmes et des filles et encouragent l’inclusion des femmes qui vivent souvent de multiples discriminations basées sur l’âge, l’appartenance ethnique, le lieu de résidence, l’orientation sexuelle, le statut économique, etc.
Ces organisations bénéficieront de renforcement de capacités et d’appuis techniques et financiers en vue de l’amélioration et la mise en œuvre des programmes et services de qualité offerts aux femmes et aux filles en matière de leurs droits.

III. Critères d’admissibilité
a. Critères d’admissibilité transversale
• Toute initiative financée à travers les fonds pluriannuels doit pouvoir contribuer à l’atteinte de l’un des objectifs ci-dessus mentionnés ;
• Être une organisation à but non lucratif légalement constituée avec un compte en banque et opérant sur le territoire Burkinabé ;
• Être une organisation, réseau ou plate-forme d’organisations de défense des droits des femmes menant des activités au profit des femmes ;
• Être une organisation, dirigée par une femme et ayant un bureau exécutif composé uniquement de femmes ou au moins à 80% de femmes ;
• Être une organisation non confessionnelle et non partisane œuvrant dans le domaine des droits de la personne et particulièrement les droits des femmes/filles, de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles ;
• Avoir une mission et une vision alignées aux objectifs du projet ;
• Avoir une expérience démontrée en faveur de l’égalité des genres, la promotion des droits des femmes/filles et du renforcement du pouvoir des femmes/ et des filles et dans le domaine des droits de la personne ;
• Accepter de soumettre à l’équipe de projet l’ensemble des documents (le rapport narratif et le rapport financier, les productions audio et visuelles des activités qui seront réalisées) ;
• Être en mesure de signer un protocole d’entente établi entre Oxfam au Burkina à travers le projet VLF et la structure organisationnelle concernée.

b. Critères complémentaires pour les ODDF établies
• Avoir au moins cinq ans d’expériences dont quatre années pertinentes en gestion de projets ;
• Rayonnement des activités dans au moins une région ;
• Avoir des expériences de projets innovants en matière d’égalité des genres au niveau local.
• Avoir déjà conclu au moins trois contrats bien exécutés avec les organisations internationales et ou d’autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ;
• Être une organisation ayant un siège physique et des organes de gouvernance opérationnels ;
• Avoir une expérience de gestion de fonds ;
• Avoir un plan stratégique incluant une politique genre ;
• Avoir un système de gestion administrative et financière existant et fiable ;
• Disposer d’une équipe comprenant des compétences en genre, droits, en gestion financière, en suivi évaluation et en gestion de projet ;
• Pouvoir communiquer en toute transparence sur le montant des financements obtenus auparavant auprès des Partenaires techniques financiers PTF et en donner la preuve ;
• Disposer d’une attestation de situation fiscale et cotisante CNSS à jour.

c. Critères complémentaires pour les ODDF émergentes
• Avoir au moins un an d’expériences en matière de gestion de projets ;
• Être une organisation ayant un siège physique et des organes de gouvernance.

d. Critères complémentaires pour les réseaux, collectifs
En plus des critères complémentaires pour les ODDF établies, remplir les critères ci-dessous :
• Avoir au minimum de trois années d’existence ;
• Nombre significatif et représentatif d’organisations (ODDF) membres ;
• Avoir une couverture à l’échelle nationale ;
• Avoir une expérience dans la gestion de fonds et de projets d’actions collectives.

IV. Limite budgétaire

Pour les fonds pluriannuels 1 (ODDF établies) : l’enveloppe maximum pour les trois ans sera de l’ordre de 155 000 $ CAD. La demande de financement pour la première année ne devra pas excéder 40 000 $ CAD soit 18 400 000 Francs CFA. L’acquisition du financement pour l’année suivante sera conditionnée par la performance de l’organisation qui sera attestée par une évaluation annuelle de l’année précédente.

Pour les fonds pluriannuels 2 (ODDF émergentes) : l’enveloppe maximum pour les trois ans sera de l’ordre de 60 000 $ CAD. La demande de financement pour la première année ne devra pas excéder 18 000 $ CAD soit 8 280 000 Francs CFA. L’acquisition du financement pour l’année suivante sera conditionnée par la performance de l’organisation qui sera attestée par une évaluation annuelle de l’année précédente.

V. Durée de financement des projets
Les projets à soumettre doivent couvrir une période de trois années (36 mois) à compter de la date de signature du contrat. Des évaluations annuelles permettront d’apprécier la performance et la reconduite du financement pour l’année suivante.

Types d’initiatives et de dépenses non admissibles aux fonds
• Les projets de construction ;
• Les projets à vocation culturelle ;
• Les projets à caractère d’urgence, d’infrastructures médicales et sanitaires ;
• Tout projet de développement économique à caractère purement lucratif, y compris agricole ;
• Les projets à caractère religieux ;
• Achat de véhicule.
Toute demande de subvention devra couvrir aussi bien les charges de fonctionnement que d’investissement (activités).

Nature des dépenses admissibles
Les initiatives admissibles par le fonds doivent être en lien avec l’objet du projet Voix et Leadership des Femmes au Burkina Faso (Cf. les objectifs du projet)
Les exemples de dépenses suivantes sont acceptables dans le cadre de cet appel :
• Activités de renforcement de capacités institutionnelles/ organisationnelles des ODDF,
• Activités de mise en œuvre de programmes féministes ou destinés aux femmes/filles,
• Petits équipements et mobilier de bureau,
• Matériel pédagogique,
• Frais pour la formation personnel/membres,
• Frais de communication,
• Appui aux partenaires (salaires du personnel, frais de fonctionnement, loyer …etc.)

Critères d’analyse et d’évaluation des propositions
Les critères d’analyse et d’évaluation des propositions sont les suivantes : la pertinence de la proposition, le réalisme technique et financier, la faisabilité technique, la soutenabilité financière, la durabilité et la présentation du document du projet. Chaque critère fera l’objet d’une note de pondération.

Procédures de sélection des propositions
La sélection des projets pour ce présent appel à projet se fera en trois étapes.

Étape 1 : Sélection préliminaire suite à l’examen des formulaires et des documents soumis
Les documents qui feront l’objet d’examen sont :
 Documents légaux (Récépissé de reconnaissance à jour, statut de l’ODDF, les Procès-verbaux des Assemblées Générales, liste des membres du bureau exécutif) ;
 Présentation succincte de l’ODDF ;
 Note conceptuelle ;
 Dernier rapport narratif de l’organisation ;
 Deux derniers budgets annuels de l’organisation (fonctionnement et activités) et sources de financement.

Étape 2 : Information des organisations présélectionnées et invitation à soumettre une proposition complète (approximativement 5 à 10 pages, incluant un budget détaillé).
Durant cette étape, Oxfam accompagnera les ODDF présélectionnées à élaborer la proposition complète.

Étape 3 : Sélection finale des propositions complètes
Les ODDF présélectionnées seront visitées par l’équipe d’Oxfam au Burkina pour une meilleure connaissance de l’ODDF à l’issue de laquelle elles seront définitivement sélectionnées. La sélection finale se fera sur la base de plusieurs critères se rapportant à l’expérience et le domaine d’intervention, au contenu technique des propositions, à la pertinence et à l’innovation du projet soumis. Pour ce faire, une grille d’analyse des dossiers soumis sera utilisée pour appuyer la sélection des initiatives.

Les documents relatifs au présent appel à manifestation d’intérêt (canevas de note conceptuelle, formulaire de candidature, formulaire du budget) peuvent être consultés à partir du lien suivant: https://oxfam.box.com/s/7v7dtjoeqy1vyycywqbe96jj77pjyczk

VI. Modalités de remises des propositions (dates et lieu de dépôt)
Date limite et lieu de soumission :
Pour la présélection, les dossiers de candidatures (note conceptuelle et pièces demandées) doivent être envoyés exclusivement par courriel au plus tard le vendredi 21 aout 2020 à 17h00mn à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec en objet la mention « Soumission pour les fonds pluriannuels de l’année 2020-2021 du projet VLF »
Seuls les dossiers envoyés dans le délai requis à cette adresse courriel seront examinés.
Il convient de préciser que seules les ODDF présélectionnées seront invitées à déposer leur dossier complet.

Tout envoi double est éliminatoire.
Le fait de postuler au fonds pluriannuel 1 et au fonds pluriannuel 2 à la fois rend l’Organisation non admissible à la soumission.

Toute demande de clarification doit être adressée par courrier électronique à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. uniquement les jours ouvrables et aux heures de service (7H30mn-17H00mn).

Une session d’information en ligne (via Skype) de 01 heures 30 minutes sera organisée pour fournir plus de clarification sur les fonds pluriannuels et pour répondre aux questions des ODDF intéressées. Cette session sera organisée le 28 Juillet 2020 de 10h00 à 11h 30. Les ODDF intéressées pourront s’enregistrer ou s’inscrire directement à cette session en ligne via ce lien : Participer à une Réunion Skype

NB : Les organisations qui seront retenues s’engagent à :
• Signer les différents documents de politiques (anti-fraude, code d’éthique, safegarding, protection de l’enfance, fiche de consentement) d’Oxfam au Burkina et respecter les conditionnalités en matière de gestion d’Oxfam au Burkina ;
• Signer le document d’engagement pour la mise en œuvre efficiente de l’initiative ;
• Respecter les procédures financières et de redevabilité d’Oxfam au Burkina ;
• Soumettre à l’équipe de projet les rapports des audits antérieurs.

VII. RESERVE
Oxfam au Burkina Faso ainsi que Affaires Mondiales Canada se réservent le droit de ne donner suite à tout ou partie du présent appel à projets.

Le Directeur Pays de Oxfam au Burkina/intérim
Papa Sosthène KONATE

Soudan: promulgation d’une loi pénalisant l’excision

Le Conseil souverain, la plus haute instance du pouvoir au Soudan, a approuvé vendredi une loi pénalisant l’excision, une pratique ancestrale qui reste très répandue dans le pays. L’annonce a été faite dans un communiqué par le ministère de la Justice.

Soudan: promulgation d’une loi pénalisant l’excision

Le Conseil souverain, formé de civils dont des femmes et de militaires, a approuvé une série de lois dont celle criminalisant l’excision, une pratique « qui porte atteinte à la dignité de la femme », selon le communiqué.

En mai, le gouvernement avait voté un amendement au code pénal qui rend les auteurs de l’excision passibles de peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement avec paiement d’une amende.

« La mutilation des organes génitaux de la femme est désormais considérée comme un crime » et « toute personne qui y a recours sera condamnée à une peine ne dépassant pas les trois ans de prison », selon le texte de loi amendé. La clinique ou l’endroit où a eu lieu l’excision risque également d’être fermés.

Cette annonce intervient plus d’un an après la chute en avril 2019 du régime d’Omar el-Béchir, sous la pression d’une révolte populaire.

L’ex-autocrate, resté à la tête du pays durant 30 ans après un coup d’Etat soutenu par les islamistes, avait écarté un projet de loi contre l’excision en 2015.

Les femmes soudanaises ont elles-mêmes joué un rôle de premier plan dans la révolte ayant débouché, après la chute de M. Béchir, aujourd’hui en prison, sur la formation en août 2019 d’un gouvernement de transition vers un pouvoir civil.

Avant même sa promulgation, l’amendement avait été salué par les organisations de défense des droits humains, qui ont inlassablement plaidé cette cause durant des décennies.

Au Soudan, l’excision, qui peut être mortelle dans certains cas, est encore vue comme un « rite de passage » –près de neuf femmes sur 10 l’ont subie, selon les Nations unies. C’est aussi le cas dans un nombre encore significatif de pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie, en particulier en milieu rural.

afrique.lalibre.be

Entreprenariat : 100 femmes vendeuses de poissons frais outillées en techniques de conservation et de commercialisation

Placé sur le thème « techniques de conservation et commercialisation de poisson frais », la formation des femmes vendeuses de poissons frais à pris fin le 11 juillet 2020 à la maison nationale de la femme.

Aperçu du présidium


Durant les 5 jours de partage de connaissances en techniques de conservation et commercialisation de poisson frais par les experts Turque aux femmes vendeuses de poisson frais, les participantes étaient contentes et se disent satisfaites et du partage.

Madame la ministre ministère de la formation professionnelle et des petits métiers, Samsal Oudal Kadade a exprimé sa reconnaissance aux formateurs ainsi qu’aux participantes, sans oublier les partenaires (TIKA, PROMIFIT) qui ont financé cette formation. Elle a exhorté les participantes à mettre en pratique tout ce dont elles ont appris pendant ces 5 jours pour aider celles qui n’ont pas pris part à la formation à mieux savoir conserver leur poisson.


La ministre a insisté sur l’importance de cet atelier pour dire que c’est dû à la façon où les vendeuses se prenaient aux abords du goudron avec les poissons en main, les exposant au vol et à la jalousie que cette formation est donnée. Pour corriger cela, l’agence de Turquie a fait un don de 100 mini frigo mobile aux 100 vendeuses de poisson frais venues de 10 communes de la ville de N’Djamena, mais il reste la mise en pratique des participants pour changer les mauvaises habitudes de vente et conservation archaïque.

 Les recommandations

L’objectif recherché par les organisateurs à cet atelier est atteint qui t’aux bénéficiaires de les mettre en pratique pour se prendre en charge.

Les participantes ont formulé des recommandations au ministère de la formation professionnelle et des petits métiers de perpétuer ce genre de formation pour grouper l’autonominisation de la femme sur les thèmes divers et variés. D’aider à la gestion et à la valorisation de déchets des poissons frais pour générer de revenus, de valoriser et former le secteur de la pisciculture, de promouvoir la formation par le voyage d’échange pour l’acquisition d’expérience dans les pays ayant réussi dans le secteur, de faire le plaidoyer pour l’amélioration de conditions de transport de poisson frais depuis la production jusqu’au marché (voiture isotherme).

Ces recommandations ont aussi adressées aux Projets de Microfinance Islamique (PROMIFIT) de continuer à appuyer les initiatives du ministère de la formation professionnelle et des petits métiers au profit des femmes vendeuses de poisson frais et à l’agence Turque d’appuyer les femmes vendeuses de poisson frais à s’améliorer en équipement de conservation de poisson frais, d’aider au fonctionnement de chambre froide et de la fabrique glaces de marché moderne pour la bonne conservation de poisson frais.


Cette cérémonie s’est terminée par la remise officielle de 20 minifrigos mobile disponible en attendant les 80 autres en fabrication.

tachad.com

Sport féminin : Le magazine bimensuel « Women Sports » dédié au sport féminin lance une édition africaine

« Women Sports » est un bimensuel dédié au sport féminin. L’édition francophone du magazine vient d’être lancée. De sources concordantes, à partir de 2021, le média aura une déclinaison dans 26 pays de la région et une Web TV.

4 ans après son lancement en France, il paraitra désormais dans 26 pays d’Afrique francophone où le magazine sera distribué gratuitement en versions papier et numérique.

Women Sports Africa sera dirigé par Naïma El Guermah, qui travaillera en collaboration avec Bruno Lalande, mandaté par la holding Sports Business pour diriger le média « Women Sports ».

Du reste, l’édito du premier numéro de Women Sports Africa, paru cette semaine, est signé par la marocaine Nawal El Moutawakel, première femme africaine championne olympique.

 

La Rédaction

Entrepreneuriat féminin : GroFin mesurer la » force de frappe » des femmes dans l’économie (Sénégal)

Dans le cadre de ses activités d’accompagnement des entrepreneurs, GroFin Sénégal a fait honneur aux dames. Une rencontre totalement dédiée à l’entrepreneuriat féminin, où chacune a évoqué son parcours, son expérience, ses difficultés, mais également ses succès.

Le webinaire du Elles ‘Coaching met le focus dans sa troisième Edition sur « Les femmes cheffes d’entreprises et entrepreneures dans l’agro-business face au COVID-19 »

L’agriculture en Afrique connaît une transformation radicale suite à l’afflux des femmes dans le secteur où elles jouent un rôle important dans la croissance du domaine sur le continent.

JOURNEE MONDIALE DES MICROS, PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES: DECLARATION DE MONSIEUR LE MINISTRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Ouagadougou 27 Juin 2020

Mesdames et Messieurs les promoteurs des Micros, Petites et Moyennes Entreprises du Burkina Faso,

Chers acteurs du secteur privé burkinabè,

L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en sa séance du 13 mars 2017, a décidé de proclamer le 27 juin « Journée internationale des Micros, Petites et Moyennes Entreprises ».

Pour l’ONU, l’institution de cette journée a pour objectif, d’une part de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) dans la concrétisation des objectifs de développement et d’autre part de permettre de réfléchir aux défis à relever et aux perspectives de croissance des MPME. .

Au Burkina Faso, les MPME constituent environ 90% du tissu économique avec une contribution à la formation du PIB de l’ordre de 40%. Aussi comme dans la majorité des pays du monde, ces entreprises sont sources de nombreuses opportunités d’emplois et de génération de revenus. Elles sont reconnues pour être des vecteurs de développement, et de réduction de la pauvreté. Elles emploient une proportion plus importante de main d’œuvre généralement plus défavorisée, comme les jeunes, les femmes et les personnes issues de milieux populaires ou ruraux. Les Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) sont donc en première ligne pour l’amélioration des conditions de vie des populations et constituent un filet de sécurité en matière d’inclusion.

Au regard de l’importance de la contribution des MPME au développement durable et inclusif, tant souhaité par Son Excellence Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, le secteur privé, notamment les PME/PMI, a été placé au cœur de la stratégie de mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020), qui en son Axe 3 « Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois », lui consacre le rôle de pilier de la transformation structurelle de notre pays.

Dans cette dynamique, la loi d’orientation de promotion des PME n°015-2017/AN du 27 avril 2017 ainsi que le décret portant adoption de la charte des PME n°2017-1165/PRES/PM/MCIA/MATD/MINEFID du 27 novembre 2017, ont prévu des dispositions avantageuses sur le plan de la fiscalité, de l’accès à la commande publique, de l’accès au financement et du foncier dont les effets se font ressentir. Ainsi, le montant total des commandes publiques des produits locaux a fortement cru ces dernières années passant de 11,7 milliards FCFA en 2017 à 194,1 milliards FCFA en 2018 puis à 201,1 milliards FCFA en 2019. Aussi la part des marchés publics confiés aux PME s’est établie à 38,72% en 2019 pour un objectif de 15% initialement escompté.

Le Burkina Faso à l’instar des autres nations membres de l’ONU, se joint donc à la communauté internationale pour célébrer cette importante date, cependant marquée par une crise sanitaire mondiale sans précédent.

La pandémie du coronavirus (COVID-19), est à l’origine d’un brusque ralentissement économique mondial qui impactera la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies. Au Burkina Faso, selon les estimations nationales, les effets de la crise vont occasionner une perte de 5 à 6 points de croissance sur le Produit Intérieur Brut en 2020.

Chers promoteurs des Micros, Petites et Moyennes Entreprises du Burkina Faso,
Chers acteurs du secteur privé burkinabè,

Sur le plan humain, contrairement à plusieurs prévisions alarmistes, l’incidence de la COVID-19 en Afrique, est restée dans des proportions très faibles comparées au reste du monde. Néanmoins la pandémie a occasionné dans notre pays à la date du 24 juin 2020, 954 personnes contaminées, avec malheureusement 53 décès.
Très tôt, pour freiner la propagation du virus, le Gouvernement a adopté des mesures de confinement, notamment la fermeture des frontières, des écoles, des hôtels et des restaurants, la restriction des voyages internes et internationaux, la sensibilisation à l’utilisation des désinfectants pour les mains, le port des masques, la distanciation sociale etc.

Bien que ces mesures aient pu contribuer à la maîtrise réussie du virus, ces mêmes restrictions ont durement impacté l'activité économique.

Bon nombre d’entreprises, exerçant dans les domaines de l’éducation, du tourisme et de l’hôtellerie, des transports, de la production et la commercialisation de produits vivriers, du divertissement et de divers services ont rapidement été impactés et ont dû réduire leurs effectifs, voire fermer leurs établissements qui pour des semaines et d'autres des mois entiers.

En cela, les micros et les petites entreprises, surtout celles dirigées par les jeunes et les femmes, ont connu une baisse plus importante de leurs activités par rapport aux moyennes et grandes entreprises, sans grande surprise, en raison de leur situation financière précaire, les rendant incapables de mettre en œuvre ne serait-ce que les mesures préventives de santé pour elles-mêmes et leur clientèle. Ces mesures ont d’ailleurs entraîné une augmentation des charges d’exploitation pour celles qui ont continué à fonctionner.

Cette crise a aussi mis en lumière, les inconvénients d’une activité économique dominée par les importations des biens et services avec son corollaire de réduction des recettes fiscales, source principale de financement du budget de l’Etat.
Malgré cet état de fait, les MPME n’ont pas abdiquées. Aux côtés de l’Etat, plusieurs d’entre elles ont réagi et permis à travers leurs produits et services de juguler la crise et de limiter l’impact sur les plus vulnérables de notre population.
C’est le lieu pour nous de leur témoigner notre fierté et de leur rendre un vibrant hommage pour cette révolte citoyenne salutaire qui s’inspire de nos illustres pères, lors de la reconstruction de la Haute Volta en 1947 et plus récemment, de nos leaders comme Pr. Joseph KI-ZERBO et Thomas SANKARA.

Suite à l’appel du Président du Faso, lors de ses adresses à la Nation du 20 mars et du 02 avril 2020, le gouvernement burkinabè s’est engagé sur le terrain, avec ses différents partenaires, pour apporter un soutien aux populations ainsi qu’au secteur privé.

Au niveau de mon Département, des actions ont été entreprises pour mesurer l’impact de la crise et diligenter des actions en vue de contenir les prix des produits de première nécessité sur le marché et offrir une assistance au secteur privé.
Il s’agit entre autres de :

- l’activation de la Cellule d’intelligence économique du Ministère pour collecter régulièrement des informations liées à la crise et analyser les grandes tendances au niveau international et régional, anticiper sur ses effets dans l’environnement des affaires, et imaginer des mesures de mitigation pour la résilience et la relance économique;
-la facilitation des formalités douanières et d’importation pour les produits de première nécessité et les intrants nécessaires à la production de produits pharmaceutiques ;

- le déploiement d’actions vigoureuses de vérification et de contrôle sur les prix, qui ont permis de contenir les tentatives de spéculation et de maintenir les produits de première nécessité accessibles aux populations ;

- l’élaboration d’une norme nationale pour la fabrication des écrans anti-projection (masques) et l’organisation, en collaboration avec le Ministère en charge de l’Education et la Confédération coton-textile-habillement, d’une production de masse de masques par les artisans burkinabè au profit du secteur de l’éducation;
- le lancement le 31 mars 2020, d’un projet de riposte endogène dénommé IRCP Pharma, Initiative de renforcement des capacités productives des PME/PMI du secteur pharmaceutique et biomédical.

D’un coût total de cinq (05) milliards de Francs CFA, ce projet financé principalement par des dons du secteur privé a permis de mobiliser des ressources pour soutenir des unités locales dans leur production de médicaments et de consommables biomédicaux (solutions et gels hydroalcooliques) pour pallier les ruptures des produits essentiels à la lutte contre la pandémie ;
- des concertations ont été menées avec les différents segments économiques, touchés par les mesures gouvernementales, pour les sensibiliser et encadrer la reprise de leurs activités afin d’éviter la constitution de foyers de contagion ;
- aussi, j’ai procédé au lancement le 26 mai 2020, du dispositif d’écoute et d’assistance PARE COVID 19 mis en place par les structures d’appui au secteur privé sous la houlette de la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).

Le Projet d’Accompagnement à la Résilience Economique (PARE COVID19) s’articule autour d’une plateforme électronique composée d’un centre d’appel et d’un site web permettant aux partenaires de cette initiative d’accompagner gratuitement, en termes d’appui-conseil, les entreprises quant à leur préoccupations d’ordre fiscal, financier, comptable, juridique, social en lien avec le contexte actuel.

Enfin, les départements ministériels et d’autres parties prenantes se préparent à rendre opérationnelles les mesures de relance annoncées par le Président du Faso au profit du secteur privé, d’une enveloppe globale de Cent cinquante (150) milliards de francs CFA.

Vaillants promoteurs de micros, petites et moyennes Entreprises du Burkina Faso,
Chers acteurs du secteur privé burkinabè,

Les crises économiques et sociales sont toujours à double tranchant. Elles pénalisent beaucoup d’entreprises tandis que d’autres tirent leur épingle du jeu. La pandémie de la Covid-19 n’échappe pas à cette règle.

Pour ma part, nous devons retenir qu’elle nous a révélé que nous devons être plus autonome, plus conscients de nos potentialités économiques et du génie de nos PME/PMI, travailler à susciter la vocation d’entrepreneur auprès de notre jeunesse et lui faire confiance. Nous devons ancrer plus profondément notre avenir sur les sentiers du développement endogène et nous engager à tenir fermement le gouvernail.

Chers compatriotes, Oui ! Cette crise est aussi une opportunité pour repenser nos plans de développement, et repositionner l’Etat au cœur des secteurs stratégiques.
Une fois la résilience des entreprises renforcée, les mesures conjoncturelles prises devront laisser place à des actions structurelles comme la mise en œuvre de la stratégie nationale d’industrialisation 2019-2023, qui situe en bonne place les PME/PMI comme actrices majeures de la réindustrialisation du pays.

L’objectif global de cette stratégie qui est de promouvoir la création, le développement et la consolidation d’une masse critique d’industries compétitives, durables, créatrices de valeur ajoutée et d’emplois décents principalement dans la transformation des matières premières locales, devra davantage prendre en compte les domaines stratégiques comme l’industrie pharmaceutique, le numérique, l’Agroalimentaire, l’énergie, la logistique, les infrastructures, la sécurité. Sans complexe, nos choix devront être guidés par le renforcement de nos PME/PMI locales, leur inclusion dans les chaînes de valeur internationale et leur promotion comme vecteurs de l’intégration économique régionale.

En cela, les MPME devront être informées, sensibilisées et soutenues à travers différents instruments juridiques, financiers, de veille et d’intelligence économique, ainsi que par les technologies digitales pour qu’elles puissent jouer le rôle de sentinelles dans tous les compartiments économiques jugés prioritaires.

Braves entrepreneurs, nous devons désormais compter sur nous-mêmes !

Vive les promoteurs des Micro, petites, moyennes entreprises !

Bonne Fête à tous !

Harouna KABORE

Officier de l’ordre de l’Etalon

Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat