Autonomisation économique des femmes: le GRAAD lance officiellement le projet ‘’Bisongo’’

Autonomisation économique des femmes : le GRAAD lance officiellement le projet ‘’Bisongo’’

Le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) a procédé ce 30 juin 2021 au lancement officiel du projet « Bisongo » à Ouagadougou. Le projet vise l’impact des programmes socio-éducatifs communautaires d’encadrement de la petite enfance sur l’autonomisation de la Femme des zones défavorisées du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

Les femmes sont en général les plus défavorisées sur le marché du travail. En Afrique subsaharienne, le taux de participation des femmes à ce marché est estimé à 64,2 % contre 76,2 % pour les hommes, soit un écart de 12 points de pourcentage (BAD, 2018). Au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, le taux de chômage est plus prononcé chez les femmes que chez les hommes et la plupart sont occupées dans le secteur informel (ENESI, INSD ; 2015, 2018).

Avec l’importante jeunesse de membres des ménages, pour assurer les tâches domestiques afférant à la prise en charge de ces enfants, les mères sont bien souvent amenées à renoncer à une occupation rémunérée sur le marché de travail. D’où l’idée du projet « Bisongo ». Le but de l’atelier consiste à partager le contenu du projet et de mobiliser les parties prenantes clés.

Aperçu du présidium

D’un coût global de 200 millions de FCFA, selon le Dr Damien Lankoandé, membre de l’équipe du projet Bisongo, « le projet va d’abord commencer par une enquête qualitative. Nous allons nous adresser aux partenaires pour mieux cerner la problématique et à l’issu de cela l’équipe va se retrouver pour finaliser les outils de collectes de données quantitatifs. Nous allons interroger 3 000 personnes dont 1 500 au Burkina Faso et 1 500 en Côte d’ivoire ». Cette étude va faire ressortir la contribution des services socio-éducatifs au bien être socio-économique de la femme en général.

Des recommandations seront faites à l’endroit des autorités et des décideurs pour une autonomisation financière de la femme. La coalition pour l’éducation pour tous salut l’initiative et marque son accompagnement pour le projet. Monsieur Sylvère Kaboré, membre du conseil d’administration de la coalition a affirmé que c’est un outil fort qui va leur permettre de mener des plaidoyers au plus haut niveau afin de faire bénéficier des retombés aux communautés.

Vu des participants

La suite du projet va consister d’une part à la consultation et la finalisation de la mise en place du comité de revue. La production de l’ébauche de la Desktop review et la finalisation des outils de collecte des données qualitatives. Ensuite la finalisation des outils de collecte des données quantitatives. Et d’autre part, l’organisation d’un atelier de travail de 2 jours avec le Comité de revue et le démarrage du processus de collecte des données quantitatives.

 

Adja Ilboudo (Collaborateur)

Elites Femmes