Violences basées sur le genre : Les résultats de la phase pilote du mécanisme de collecte de données, présentés aux partenaires

Violences basées sur le genre : Les résultats de la phase pilote du mécanisme de collecte de données, présentés aux partenaires

 

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Hélène Ilboudo Marchal, a procédé, le mardi 29 juin 2020, à l’ouverture de l’atelier sur le mécanisme de gestion des informations sur les violences basées sur le genre. Cet atelier avait pour objectif de présenter les résultats de la phase pilote du mécanisme, dans l’optique de l’étendre aux autres régions.

 

Veiller à l’application des textes et lois existants contre toutes les violences liées au genre est l’un des objectifs stratégiques de la Stratégie nationale genre (SNG) 2020-2024. Pour y parvenir, le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH), à travers la Direction de la promotion du genre (DPG), en collaboration avec le SP/CONASUR et avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de développement (Enabel), a mis en place la phase pilote du mécanisme de collecte de données et de gestion des informations sur les Violences basées sur le genre (VBG) dans la région du Centre-Est.

Les partenaires nationaux présents à l’atelier.

Cette phase pilote a enregistré un bilan satisfaisant. D’où l’ambition du ministère d’étendre la collecte de données à toutes les régions. C’est dans cette dynamique que le présent atelier a été initié par le ministère au profit de ses partenaires nationaux. L’objectif étant de leur présenter l’expérience pilote de la mise en place du mécanisme dans la région du Centre-Est.

Selon la ministre de la Femme, Hélène Ilboudo Marchal, c’est pour permettre aux acteurs de disposer de données fiables pour mieux orienter les stratégies d’intervention et de lutte contre les VBG que le gouvernement a entrepris, depuis 2020, un processus de mise en place d’un mécanisme national de gestion de données intégrées et digitalisées. A l’en croire, le Secrétariat permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), en avril 2021, a estimé à 2,5 millions les personnes ayant besoin de protection, dont 646 000 contre les VBG.

La ministre de la Femme, Hélène Ilboudo Marchal.

Ces chiffres, pour elle, montrent la nécessité de fédérer les énergies pour donner des réponses adéquates à la lutte contre les VBG à travers des données et informations pertinentes, fiables et régulières sur le phénomène. Ainsi, en plus de présenter le mécanisme de gestion des informations sur les VBG dans la région du Centre-Est, il s’agira, au cours de cet atelier, d’échanger sur les défis de la pérennisation dudit mécanisme, pour sa mise en place sur toute l’étendue du territoire.

Il ressort des résultats de cette phase pilote qu’en matière de VBG dans la région du Centre-Est, au niveau des violences physiques, les bastonnades et les coups sont utilisés à 80%. Pour les violences morales/psychologiques, les paroles blessantes et les injures sont respectivement à 64% et 68% utilisées. Au niveau des violences sexuelles, le harcèlement et l’abus sexuel sont à 60%. En matière de violences économiques, la confiscation de revenus de force et l’interdiction de mener une profession ou activité économique est de 50%. Au niveau des violences patrimoniales, la confiscation ou la destruction de documents a été enregistrée à 100%.

Selon l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burkina, Jean-Jacques Quairiat, l’appui de son pays à la phase pilote du mécanisme s’explique par la sensibilité de la coopération belge aux thématiques liées au genre et aux droits sexuels. Pour lui, les données recueillies permettront de disposer d’une meilleure connaissance de la problématique. Le diplomate a aussi réaffirmé la disponibilité de la Belgique, à travers Enabel et ses autres partenaires, à accompagner le ministère de la Femme.

 

Lefaso.net